Immobilier Hausse globale de 0,8 % des maisons, mais moins élevée que le taux d’inflation.

L’année 2016 a été marquée une hausse spectaculaire de 8,2 % du nombre de transactions immobilières, selon le dernier baromètre des notaires.

Mais cette évolution doit être nuancée au niveau régional avec +13,6 % en Flandre et +12,5 % à Bruxelles alors qu’en Wallonie, l’activité se replie de -2,8 %.

La belle performance de la Flandre s’explique par un phénomène de rattrapage par rapport à un premier semestre 2015 plus faiblard. Bruxelles a sans doute bénéficié d’une anticipation de la modification du bonus-logement à partir du 1er janvier 2017.

En Région wallonne, l’activité a donc été en baisse avec de grandes différences selon les provinces : -4,3 % en Luxembourg, -3,5 % à Liège, -3,2 % dans le Namurois, -2,8 % dans le Brabant wallon et -1,5 % dans le Hainaut.

En termes d’évolution des prix, c’est bien moins spectaculaire.

" Les prix moyens sont restés très stables avec 236.831 € pour la Belgique (+0,9 %), 261.641 € pour la Flandre (+0,8 %) et 177.423 € pour la Wallonie (+0,4 %) ", souligne le baromètre des Notaires.

C’est la région de Bruxelles qui s’est le plus distinguée avec une hausse de 4,8 % pour s’établir à un prix moyen de 455.824 €. " Au niveau provincial, le prix moyen en 2016 ne diminue que dans deux provinces : en Brabant wallon avec 302.062 € (-2,8 %) et dans le Hainaut avec 141.521 € (-1,1 %) ".

Surtout , il y a lieu d’intégrer cette hausse dans l’évolution des prix. Or, l’inflation pour 2016 se situe à 1,7 %. "En valeurs réelles, on constate que le prix moyen des maisons recule de -0,9 % en Flandre et de -1,3 % en Wallonie malgré les taux hypothécaires très bas qui soutiennent toujours les prix de l’immobilier" .

La baisse la plus spectaculaire a eu lieu dans le Brabant wallon, de l’ordre de 4,5 % en combinant donc la baisse des prix de l’immobilier et taux d’inflation.

Comme les années précédentes, la hausse des prix des maisons est inférieure à celle des appartements (+3,6 %).

© D.R.

Les appartements ont la cote

Le phénomène n’est pas neuf : la hausse des prix moyens d’un appartement augmente plus vite que celle d’une maison. Ce prix a ainsi augmenté de 3,6 % par rapport à 2015.

L’année dernière donc, le prix moyen d’un appartement atteignait 212.465 euros, contre 205.148 euros en 2015, avec bien entendu des disparités entre les régions. Le prix moyen était de 164.104 euros en Wallonie (+5,2 %) et de 231.843 euros à Bruxelles (+3 %).

Les appartements répondent il est vrai à une demande croissante de la population.

Les personnes isolées optent plus facilement pour un appartement une chambre lorsqu’elles désirent devenir propriétaires. Les appartements sont également très prisés par les personnes âgées, qui revendent par exemple leur maison pour un logement aux dimensions moindres et nécessitant moins d’entretien. La vie en appartement permet d’avoir l’ensemble de l’espace de vie sur un même niveau, évitant les escaliers qui sont source de difficultés et d’accidents.

Ce type de logement coûte en moyenne 156.671 euros, soit une progression de 3,2 % en 2016 par rapport à 2015.

En Wallonie, le prix progresse de 4,4 % et passe de 114.865 euros à 119.890 euros. C’est à Bruxelles que le prix moyen est le plus élevé avec 167.042 euros en 2016, malgré une baisse de 8… euros du prix moyen sur un an.

Le prix moyen d’un appartement 2 chambres a quant à lui enregistré une hausse plus modeste, de l’ordre de 1,2 %. Le prix moyen s’inscrit à 207.471 euros, contre 204.959€ en 2015.

Le prix moyen d’un appartement 3 chambres est enfin de 281.465 euros, contre 274.465 euros en 2015.

Enfin, les prix d’acquisition des terrains à bâtir ont diminué en Belgique de 10,3 % à 134.709 euros contre 150.178 euros en 2015.


Intéressant à titre d’investissement

Il y a bien entendu le désir d’avoir son propre logement, un désir chevillé au corps de bien des Belges.

Il y a aussi des taux bas, qui ont plus facilement permis d’accéder à la propriété grâce à des mensualités plus faibles.

L’immobilier se révèle aussi une alternative aux faibles rendements sur les comptes d’épargne. "L’immobilier est intéressant à titre d’investissement, sous de nouvelles formes comme des garages, des chambres d’hôtel ou des kots d’étudiants", souligne Bart Van Opstal, porte-parole de la fédération des notaires. Les plus de 55 ans constituent d’ailleurs 21 % des investisseurs immobiliers pour l’année 2016 chez KBC. Une tendance déjà observée en 2015.