Immobilier En Wallonie et à Bruxelles, il faut près de quatre ans avant d’obtenir un permis de bâtir.

7.500 euros, c’est le montant moyen que pourrait économiser un acheteur si les permis de bâtir étaient délivrés plus rapidement en Wallonie et à Bruxelles. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude menée par l’UPSI-BVS, l’union professionnelle du secteur immobilier, qui représente 150 promoteurs immobiliers belges. Elle plaide donc pour une plus grande efficacité en la matière de la part des pouvoirs publics.

"Ces conclusions sont assez interpellantes, d’autant plus lorsque l’on sait que les acquéreurs, aujourd’hui, ont plus que jamais un budget assez serré. Mais n’oublions pas, toutefois, que nous parlons ici de projets immobiliers où tout se déroule relativement bien. Certains permis se font attendre si longtemps que le risque facturé s’élève souvent à une dizaine de milliers d’euros, voire plus", explique Olivier Carrette, administrateur-délégué de l’UPSI-BVS.

Car au-delà du temps requis pour l’obtention des permis de bâtir (10 à 26 mois en moyenne à Bruxelles et 10 à 14 mois en Wallonie), il faut aussi compter sur les éventuelles actions introduites contre les projets immobiliers. "Un recours est presque systématiquement introduit à l’encontre de chaque projet lancé par un promoteur immobilier. Ainsi, il faut parfois attendre quatre ans pour obtenir un permis de bâtir", précise l’union des professionnels du secteur. Un coût supplémentaire pour le promoteur qui se répercute finalement sur l’acheteur final.

Mais, toujours selon cette étude, les acheteurs ne seraient pas les seuls à bénéficier d’une plus grande rapidité dans les procédures. "Si un projet de construction peut être terminé plus vite, les pouvoirs publics pourront également encaisser plus vite les revenus liés à la TVA, au précompte immobilier, à l’impôt sur les sociétés et aux cotisations sociales sur la main-d’œuvre. En ces temps budgétaires difficiles, une politique plus efficace pourrait constituer une belle opportunité", ajoute M. Carrette.

L’UPSI-BVS précise aussi que la majorité des recours introduits étant finalement déclarés nuls, il faudrait revoir en profondeur la réglementation actuelle. Mais pour cela, il serait nécessaire d’investir, car "les pouvoirs locaux et régionaux manquent de moyens humains".