Immobilier La Wallonie propose, depuis 5 ans, une assurance gratuite en cas de coup dur, pour payer le crédit maison.

Tantôt un Belge sur quatre, tantôt 41 % de la population, tantôt un Belge sur sept qui se sent directement menacé dans les six mois à venir : peu importe l’étude ou la méthodologie, le phénomène est clair, jamais les Belges n’ont eu aussi peur de perdre leur emploi. Raréfaction des CDI, flexibilisation des jobs et explosion du nombre de burn-outs (28.000 en 2017, selon les statistiques de l’Inami) n’arrangent évidemment rien. D’autant plus que le payement du loyer ou du crédit immo, lui, continue à courir…

Si certains bancassureurs ont perçu cette crainte pour en faire dériver des produits d’assurance payants, la Région wallonne, depuis 2013 déjà, propose, à l’insu de bon nombre de ses administrés, une assurance perte de revenus… totalement gratuite.

Le principe ? La Wallonie, associée pour le coup à Ethias, prend pour vous et à ses frais cette assurance qui permet le remboursement partiel de votre prêt hypothécaire si vous perdez votre emploi ou si vous vous trouvez en incapacité de travail. Chaque Wallon peut en bénéficier s’il contracte un prêt hypothécaire pour acheter, construire, réhabiliter, restructurer un logement, et sous certaines conditions. Elles sont assez générales : en gros, il faut être en bonne santé, apte au travail et ne pas être propriétaire d’un autre bien. Plus en détails, il faut travailler au moins à mi-temps sous statut ou sous contrat à durée indéterminée. Les emplois temporaires (toujours à mi-temps minimum) dans l’enseignement sont également tolérés, mais avec un bémol : il faut faire valoir une ancienneté de service de huit ans minimum. Pas d’ostracisme pour les indépendants à titre principal, qui ont également accès à l’assurance perte de revenus.

Que couvre l’assurance exactement ? Simple. Le remboursement partiel de vos mensualités hypothécaires (maximum 6.200 €/an), durant trois ans maximum, et pendant les huit premières années de votre crédit. Soit un coup de pouce non négligeable de 516 € par mois en cas de coup dur pour payer le crédit…

On le rappelle, si vous êtes dans les conditions citées, cette assurance est gratuite. Elle ne rameute pourtant pas les foules, de manière assez incompréhensible : "Nous pensons effectivement que notre produit n’est pas assez connu du grand public, nous explique Isabelle Gouthiere, directrice du SPW Logement. Les demandeurs en sont informés généralement par l’organisme bancaire prêteur. Le principal frein à l’obtention de cette assurance est l’obligation qu’en cas d’achat, le prêt hypothécaire doit contenir 7.500 € de travaux dans le bien."

Depuis 2013, selon les données du SPW, seuls 9.035 dossiers ont été introduits et 6.121 ont été validés. Budget total dépensé pour aider les assurés ? 11.482.871 € en cinq ans. Le coup de pouce est donc loin d’être inutile…