Immobilier Un bien correctement évalué se vend plus vite et quasiment au prix demandé.

Les propriétaires désireux de vendre leur bien sont prévenus : mieux vaut proposer un prix de vente le plus juste possible, ce qui vous permettra de vendre la maison ou l’appartement plus vite et plus cher…

"Nous observons clairement que les maisons dont le prix est correctement estimé se vendent plus vite au prix demandé ou juste en dessous", souligne à cet égard Ian Cook, managing partner chez ERA, réseau d’agences immobilières. "Par contre, les biens dont le prix demandé est surestimé restent en vente plus longtemps, et leur prix de vente final peut parfois être inférieur de 10 % au prix demandé initial."

"Trente pour cent des biens se vendent dans les 30 jours de leur mise en vente", observe pour sa part Alain Declercq, consultant chez ERA. "Le prix de vente est en moyenne inférieur de 2 % par rapport au prix demandé."

Un tiers des biens se vend entre 20 et 60 jours. Cette fois, le prix obtenu est inférieur de 5 % par rapport au prix initial. Si le bien traîne un peu trop longtemps, la différence est encore plus nette.

Le propriétaire qui place la barre trop haut prend donc deux risques : celui de voir le processus de vente prendre du temps et surtout de devoir se contenter au final d’un prix inférieur à celui du marché.

Pour Bruxelles-Capitale et la région wallonne, la différence de prix est de l’ordre de 8 et 6 %. "C’était facilement plus de 10 % voilà quelques années."

Il peut aussi y avoir des différences majeures entre deux biens identiques. "Un bien situé avenue Louise à Bruxelles coûte deux fois plus cher que le même bien situé à Molenbeek", explique Alain Declercq.

La situation géographique reste plus que jamais un facteur primordial pour déterminer le prix. A Bruxelles, la proximité d’un parc ou d’une station de métro influencent favorablement le prix d’un appartement. A la côte, le même appartement situé à plus de 400 mètres de la mer coûte en moyenne 17,5 % moins cher que s’il est situé dans une zone proche du littoral. La baisse est la plus importante sur les 100 premiers mètres, de l’ordre de 7,3 %.

ERA a également pu constater une accélération du processus de vente, et ce dans les trois régions du pays.

Une maison se vend en moyenne en 99 jours en Flandre, en 100 jours à Bruxelles et en 111 jours en Wallonie, soit 14 jours de moins qu’en 2015 dans la capitale et 11 jours de moins dans le sud du pays.

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Légère correction des prix

Fin 2016, le prix de vente moyen d’une maison en Belgique était de 239.551 euros, soit 2,3 % plus cher qu’un an auparavant.

Les prix des appartemements existants ont quant à eux stagné à 178.713 euros, selon ERA, avec toutefois des différences majeures. Si les prix ont diminué dans le Nord du pays, ils ont sérieusement grimpé en Wallonie (+7,9 %) à 167.981 euros et explosé à Bruxelles (+16,6 %) à 219.735 euros, à tout le moins dans le portefeuille de ce réseau d’agences immobilières.

Et pour 2017 ? "Une augmentation probable des taux d’intérêt hypothécaires se traduira par une légère correction des prix dans la plupart des segments du marché immobilier", estime Ian Cook, Managing Partner.

"Si les taux montent, les mensualités vont également augmenter. Les acheteurs vont peut-être se rabattre sur des biens moins chers pour compenser la hausse de leurs mensualités", explique plus précisément Alain Declercq, consultant.

Autre facteur à tenir en compte, comme ERA l’avait déjà évoqué voilà un an : l’afflux de réfugiés met le marché immobilier sous pression. "Cette pression s’exerce principalement sur le bas du marché, mais entraîne un effet de circulation vers le haut", remarque Ian Cook.


2016, année record pour les crédits hypothécaires

En 2016, plus de 260.000 contrats de crédit hypothécaire ont été contractés pour un montant total de 30,136 milliards d’euros, ce qui constitue un record, ressort-il des statistiques publiées ce mercredi par l’Union professionnelle du Crédit (UPC).

Le nombre de demandes de crédit (hors celles pour refinancements) a ainsi progressé de 7 % en 2016. Le montant des demandes de crédit a lui aussi augmenté d’environ 13 %.

Au total, près de 370.000 demandes de crédit ont été introduites pour un montant total de plus de 46 milliards d’euros. Les crédits hypothécaires octroyés ont eux aussi progressé, tant en nombre qu’en montants, respectivement de 8 % et 16 %. Plus de 260.000 crédits ont été alloués pour un montant total de plus de 30 milliards d’euros (hors refinancements).

Dans le détail, le nombre de crédits contractés pour l’achat d’un logement (+13.300) a crû de plus de 11 % par rapport à celui enregistré en 2015. Le nombre de crédits de construction (+7.900) a quant à lui été supérieur de plus de 32 %, après le recul de 16 % noté en 2015.