Immobilier

Les Belges avaient boudé l’immobilier durant l’essentiel de l’année 2013.

La tendance s’est toutefois retournée au dernier trimestre avec une hausse de 18 % du nombre de transactions par rapport à 2012, entraînant aussi une appréciation des prix de 3 %. Le retour de la confiance des ménages n’y est sans doute pas étrangère. “ Pour la première fois, les intentions d’achats importants sont prévues à la hausse”, note Greet Vancriekingen, coauteur de l’étude annuelle de BNP Paribas Fortis sur le crédit habitation.

Le leader du marché ne s’en est pas trop mal tiré l’année dernière. Alors que le nombre de nouveaux crédits habitation diminuait de 9 %, BNP Paribas Fortis faisait bien mieux en limitant cette baisse à 4 %, et cela, sans casser les prix. “ Nous sommes rarement positionnés comme les meilleurs du marché”, souligne Maud Delbecque.

Un crédit sur deux reste destiné à l’achat d’un bien. Du côté des nouvelles constructions, cela patine plutôt : ces crédits représentent 11 % du total, contre 16 % en 2006. Les choses pourraient toutefois changer : le nombre de permis de construire a en effet augmenté de 2 % en 2013, ce qui devrait logiquement entraîner une demande accrue de crédits pour de nouvelles constructions. Les crédits contractés chez BNP Paribas Fortis à des fins d’investissement – location, par exemple – représentent 8 % du total.

Les jeunes , sans surprise, empruntent surtout pour acheter un bien, plutôt que pour rénover. “ Quelque 59 % des jeunes de moins de 30 ans s’intéressent surtout à l’achat d’une habitation, sans rénovation”, explique Maud Delbecque, pour qui le marché immobilier reste, quoi qu’on en dise, accessible aux jeunes. “ Quelque 30 % de nos clients ont moins de 30 ans”, souligne-t-elle.

Se basant sur la stabilité de l’âge moyen de l’emprunteur – 39 ans –, BNP Paribas Fortis estime donc que les jeunes continuent, comme par le passé, à pouvoir emprunter (voir ci-dessous).

La crise n’en fait pas moins sentir ses effets, même si cela reste très limité par rapport à l’ensemble du portefeuille. Le total des crédits dénoncés est de l’ordre d’environ 1 % du portefeuille.

C’est dans la norme. “ Le taux a évolué légèrement, à la marge. Cela reste en effet le dernier crédit que l’on souhaite ne pas dénoncer”, note Maud Delbecque.

Des clients optent aussi, en cas de difficultés passagères, pour une suspension temporaire du remboursement de capital du crédit hypothécaire.

La hausse de telles demandes est à première vue impressionnante, quelque 39 %. “ Il s’agit d’une forte hausse mais cela reste très bas par rapport à l’ensemble des crédits hypothécaires.”

Cela concerne en effet 1.500 dossiers.