Immobilier Un été intense, neuf premiers mois plus denses encore qu’en 2016 (année record), un prix moyen jamais aussi élevé : ça pétille !

Historiques. Les conclusions du baromètre des notaires concernant l’activité immobilière en Belgique, en ce troisième trimestre, n’ont pas volé leur qualificatif. Tant en volume de transactions qu’en valeur moyenne. De quoi rendre la fameuse brique que le Belge a dans le ventre extrêmement digeste pour les propriétaires... et nettement moins pour les candidats à l’achat.

Malgré le fait que l’on sorte, avec 2016, d’une année record en termes d’activité immobilière en Belgique, il est peu probable que ce record ne soit pas battu en 2017 : "Lorsque nous comparons les neuf premiers mois de cette année avec la même période en 2016, qui était une année record absolue, nous observons déjà une hausse de +1%", note Bart Van Opstal, notaire et porte-parole de notaire.be, qui régente le baromètre des notaires - état des lieux du marché fondé sur le nombre de signatures de compromis enregistré au courant du dernier trimestre écoulé - depuis 10 ans.

"Si l’on prend les mois de juillet, aôut et septembre 2017, soit le dernier trimestre, on observe une augmentation des transactions de +5,7% à Bruxelles, de +2,5% en Flandre et +3,7% en Wallonie. Alors que, traditionnellement, les mois d’été sont plus calmes en matière d’immobilier, ce phénomène n’a pas été observé cette année..."

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On parle, jusqu’ici, d’activité immobilière. Autrement dit : de nombre de transactions. Mais la valeur moyenne des biens qui s’écoulent sur le marché, elle aussi, atteint un cap historique. En particulier en ce qui concerne les maisons. "Au cours du 3e trimestre 2017, le prix moyen d’une habitation en Belgique s’affichait à 243.344 € , reprend Bart Van Opstal . Une augmentation de +1,7% en comparaison avec le 2e trimestre 2017, qui affichait un prix moyen de 239.251 €. Après une chute du prix moyen des habitations au 1er trimestre de l’année, nous avons noté une hausse au cours des 2e et 3e trimestres. Une tendance de fond, puisqu’elle s’observe dans les trois Régions."

En Flandre, l’augmentation du trimestre précédent s’élevait à +2,4%: de 264.037 € à 270.389 €. À Bruxelles, elle s’élevait à +1,7%: de 434.606 € à 441.865 € - la maison moyenne, à Bruxelles, s’approche donc dangereusement du seuil des 450.000 €. En Wallonie, l’augmentation est moins marquée : +0,3%, de 183.670 € vers 184.155 €. Une convergence, toutefois, pour les trois Régions : jamais, au grand jamais, le prix moyen d’une maison vendue en Belgique n’avait été aussi élevé !

Bien phare ciblé par l’investisseur, écoeuré par le taux de son compte épargne, l’appartement, lui, reste stable (après plusieurs hausses consécutives). La variation entre le deuxième et le troisième trimestre 2017 en est même insignifiante : respectivement 218.599 € contre 218.294 €. Il n’y a d’ailleurs qu’en Flandre que le prix de l’appart’ chute (légérement) : à Bruxelles, il observe une hausse de +2,6% (de 236.065 € à 242.205 €). En Wallonie, la hausse a été plus faible : +0,5%, de 171.788 € vers 172.609 €. "Tout comme les maisons, les prix des appartements restent hauts. En moyenne, le prix d’un appartement se situe de 15.000 € à 20.000 € plus haut qu’en 2012."

On note aussi, et une fois encore, très clairement l’impact que les politiques régionales peuvent détenir sur le comportement du marché immobilier : depuis que l’abattement fiscal bruxellois a été augmenté (pas de droits d’enregistrement à payer sur les 175.000 premiers euros d’un bien), la capitale grouille de transactions, au prix moyen en hausse également...