Immobilier Les agences immobilières sont formelles : il reste des logements, mais mieux vaut ne pas traîner.

La rentrée dans le supérieur approche, c’est donc le moment pour une bonne partie des étudiants de trouver leur logis pour l’année à venir. Et si certains s’y sont pris à l’avance, beaucoup ont attendu le dernier moment (où la fin de la seconde session), pour s’y mettre. Mais pas de panique, les kots sur le marché sont encore nombreux mais les meilleurs ont tendance à partir vite.

"À Bruxelles comme dans toutes les grandes villes étudiantes wallonnes, le marché est encore équilibré, c’est-à-dire qu’il y a assez d’offres pour la demande. Mais la qualité des logements est très variable. Pour trouver un bon appartement, il va donc falloir s’y mettre rapidement", explique Thibault van Dieren, directeur général de l’agence Eckelmans, spécialisée dans le logement étudiant.

Côté prix, le budget moyen pour un kot ou un petit appartement tourne autour de 350 euros mensuels. Il s’agit certes d’une bonne base, mais à ce prix-là, il y a de grandes disparités selon la ville choisie. "Dans des villes comme Liège et Namur, il n’est pas difficile de trouver un logement à ce prix. Par contre à Bruxelles, cela risque d’être plus compliqué si on veut un logement décent", prévient M. van Dieren, en ajoutant que dans les quartiers étudiants de la capitale, les parents doivent prévoir un budget plutôt autour des 400-450 euros.

Pour faire baisser les coûts au maximum, reste l’option de la collocation. "À Namur par exemple, il est possible d’avoir de grands appartements avec trois ou quatre chambres pour un loyer d’environ 300 euros par personne. À Bruxelles, la collocation est le seul moyen d’avoir un appartement vraiment abordable."

Mais attention, l’idée de louer son bien à une petite bande de jeunes ne plaît pas à tous les propriétaires. "C’est vrai que dans bon nombre de cas, ils préfèrent louer à une famille. Ceux qui acceptent, compte tenu des possibles dégradations qui pourraient être occasionnées, n’hésitent pas à augmenter un peu le prix du loyer", note Olivier Anthone, d’une agence Century 21 implantée à Namur.

Dans ce cas de figure, le plus important reste de bien choisir ses colocataires. Pour éviter tout désagrément, mieux vaut opter pour des membres de sa famille ou des amis, des proches, au risque que l’expérience tourne au vinaigre.