Immobilier Pour 6 Belges sur 10, bien s’entendre avec ses voisins est primordial… Ce n’est pas toujours le cas

Alors que c’est en plein cœur de notre vivre ensemble que frappent les terroristes, il est pertinent de s’interroger sur la manière dont les Belges, en 2015, considèrent leur quartier et leur voisinage.

Ça tombe bien, c’est justement ce que l’Université catholique de Louvain vient de mener comme étude, auprès de 1.500 Belges, pour le compte du développeur de quartiers Matexi. Une enquête que La DH a pu consulter en primeur.

Il en ressort une tendance générale (le Belge se préoccupe fort de son quartier) et une foultitude de disparités entre francophones et flamands. Voyons voir…

Le quartier

82 % des Belges à la recherche d’un logement estiment que le quartier est important, selon l’enquête. Pour un quart des Belges, le futur quartier est même plus important que le bien en lui-même ! Chez les Bruxellois et les jeunes entre 25 et 34 ans, le quartier pèse encore plus lourd dans la balance : ils sont respectivement 36 % et 34 % à le placer en top-priorité avant d’opter pour un bien. On n’achète, ou ne loue, définitivement pas qu’un bâti…

Les voisins

Autre priorité majeure : le voisinage et le contact social. 61 % des personnes interrogées déclarent que bien connaître ses voisins et bien s’entendre avec eux est le plus important dans leur lieu de résidence. Flamands et francophones n’ont pas ici tout à fait la même approche : le Wallon semble plus sectaire, puisqu’il préfère avoir des voisins dans la même tranche d’âge que lui, là où le Flamand est plus intergénérationnel.

Le prestige du lieu

Contrairement aux idées préconçues, le Belge se moque pas mal du prestige du lieu qu’il s’apprête à investir. "Habiter à Lasne ou à la Hulpe peut sembler attractif, mais cela n’a pas une grande importance pour tout le monde", explique Bart Aerts, responsable Urban Planning chez Matexi.

Architecture : unifiée en Wallonie, bigarrée en Flandre

Les Flamands, Wallons et Bruxellois ont des attentes très différentes en matière de styles architecturaux. Si la moitié des francophones vote pour, seuls 26,6 % des Flamands veulent une harmonie architecturale dans leur quartier, avec des façades semblables - sans que chaque logement soit identique. Dans le cas d’une nouvelle construction, 64 % des francophones sont prêts à modifier l’aspect de leur logement afin qu’il s’intègre harmonieusement avec les habitations voisines. Ils ne sont qu’un tiers à avoir le même avis en Flandre.

Sécurité : pas une priorité !

C’est de justesse que l’aspect sécuritaire du futur quartier s’invite dans le top 5 des préoccupations des Belges. Très loin derrière la présence de commodités et la propreté des lieux, avec lesquelles le Belge ne transige pas. Précisons, toutefois, que l’étude a été menée avant l’attaque du 13 novembre…

"Mons voisin ? C'est devenu mon amoureux !"

"Au départ, on était voisins, témoigne Corinne, alias Kikinne, sur la Toile. Il habitait l’étage au dessus, chez sa mère. Moi, célibataire depuis un an, désespérant de trouver un homme, au début je ne l’avais pas remarqué, on avait dû se croiser dans les escaliers mais je n’y avais pas prêté attention. Un jour, ma meilleure amie vient chez moi et croise Seb (mon futur chéri) dans les escaliers. En fait, ils se connaissaient : ils ont été ensemble dans le même collège. Elle arrive chez moi et me parle de mon voisin, me dit qu’il est célibataire, mignon… Un mois passe, on était chez ma copine, il faisait super beau et chaud on s’ennuyait. Du coup, je lui dis Et le fameux voisin, tu ne me l’as toujours pas présenté ? Donc, elle l’appelle, il vient et là, c’est le coup de foudre ! Notre premier baiser s’est fait le soir même vers 22 heures, so romantique . Ça va faire 7 ans que l’on est ensemble."

Alexis Carantonis