Immobilier

Les taux bas ont permis aux clients de BNP Paribas Fortis de diminuer la durée moyenne de leur crédit : elle était de 234 mois en 2013, soit six mois de moins par rapport à 2012. “Quand les taux sont bas, il est possible d’emprunter sur une plus courte durée tout en conservant des mensualités identiques”, relève Maud Delbecque.

Certes, ces taux ont quelque peu remonté depuis l’été : les taux d’affiche – avant négociations – sont aujourd’hui de 4,90 % pour le fixe 20 ans, et de 3,90 % pour le crédit variable de même échéance.

Depuis le début de l’année, la formule fixe a toutes les faveurs des clients du leader du marché (sur l’ensemble de l’année 2013, 67 % des emprunteurs ont opté pour le fixe).

Les taux d’intérêt relativement bas induisent une préférence des clients envers les taux fixes ou semi-variables”, explique Caroline Blangenois, de CPH Banque.

Chez ING, la proportion de fixe a même été de 98 % sur l’ensemble de l’année 2013.

Reste la question habituelle : le candidat emprunteur doit-il opter pour le taux fixe ou variable ? “ Le client est libre de choisir le produit qui convient le mieux à ses besoins”, souligne Leo De Roeck, porte-parole chez Crelan.

“Les taux sont historiquement bas et les risques de subir une révision à la hausse sont donc plus importants”, remarque Chantel Gelders pour sa part, porte-parole chez ING.

“Nous considérons le crédit à taux fixe comme un moyen pour le client de se protéger durablement contre les conséquences d’une éventuelle hausse des taux”, relève Carole Biesemans, porte-parole chez CBC.

L’approche est toute différente chez Argenta, où l’on pousse, en 2014 comme en 2013, la formule variable (la formule 3/3/3 a été la plus populaire l’année dernière). “Nous prévoyons que les taux d’intérêt resteront encore bas pendant un certain temps”, explique Caroline Ghekiere, du service de presse d’Argenta. “Un pourcentage important des crédits hypothécaires est remboursé anticipativement, situation dans laquelle le client bénéficie aussi de taux variables.”

Et dans les faits, cela donne quoi ? Une personne ayant opté, en février 2010, pour un taux variable annuellement n’a pas à se plaindre. “ Ces personnes ont conservé en 2014 une mensualité inférieure à ce qu’elles auraient eu en optant pour un taux fixe”, souligne CPH Banque. “L’évolution des taux a été de + 0,70 en 2011, de - 0,47 l’année suivante, de - 0,77 en 2013 et devrait être de - 0,04 cette année. Le choix n’était pas mauvais mais cela risque de changer si l’inflation et les taux d’intérêt remontent dans quelques années”, remarque Crelan.

Attention, toutefois, la vérité d’un mois n’est pas forcément celle du mois suivant. “ La personne ayant emprunté en mai 2010 peut être dans une situation différente”, nuance Thierry Martiny, porte-parole de Belfius.

Il y a toutefois de grandes tendances.

“Pour les crédits contractés à partir de 2011, la tendance générale a été à la baisse des taux appliqués lors des révisions”, note ING.