Prix energie Il tourne souvent autour de 0,90 euro, parfois moins. Ah, si le gouvernement n’avait pas augmenté les accises…

La dernière baisse des prix maxima des carburants a poussé quelques stations à afficher le diesel à moins de 0,90 euro le litre, comme cette station Express de Laeken (Bruxelles) qui affichait 0,884 hier vendredi pour le litre de diesel.

Le diesel a donc poursuivi son plongeon au cours des dernières semaines, perdant environ 10 cents par litre à la pompe sur un mois.

La cause est bien entendu la chute du prix du pétrole, qui a enfoncé cette semaine des plus bas historiques, faisant du coup le bonheur des automobilistes, qu’ils mettent du diesel ou de l’essence dans leur réservoir.

La baisse pourrait encore être plus spectaculaire si la hausse des accises n’était venue troubler le jeu ces derniers temps.

Le gouvernement , désireux de mettre des bâtons dans les roues des voitures roulant au diesel, a ressorti le bon vieux mécanisme du cliquet.

Il fut un temps où le cliquet servait à amortir la hausse effrénée du prix du carburant : le niveau des accises était alors baissé afin d’amoindrir l’impact de la hausse du pétrole.

Aujourd’hui, c’est tout l’inverse : les accises augmentent ou plutôt ont augmenté à mesure que le prix du diesel baissait. Dans les chiffres, cela donne aujourd’hui un poids de 0,5624 euro par litre de diesel en accises, contre 0,5175 avant la réinstauration du cliquet le 1er novembre dernier.

Sans ce cliquet, le prix maxima du litre de diesel serait aujourd’hui inférieur à un euro, ce qui n’est plus arrivé depuis décembre 2008, quand le prix maxima d’un litre de diesel était de 0,938 euro.

Bref, il y a encore un peu de marge avant de retrouver éventuellement ce niveau.

Rien n’est moins sûr : le prix du pétrole est quelque peu reparti de l’avant en fin de semaine.

Le baril de Brent de la mer du Nord a ainsi retrouvé le niveau de 30 dollars le baril, après s’être rapproché des 20 dollars en début de semaine.

L’autre facteur qui influence le prix à la pompe, c’est bien entendu la santé de l’euro face au billet vert.

La monnaie unique européenne a perdu un peu plus de 20 % par rapport au dollar en un an et demi, ce qui a alourdi par ricochet la facture pétrolière, même si l’effet est passé inaperçu avec la chute de l’or noir. L’euro pourrait encore perdre quelques plumes face à la devise américaine.

 


Le mazout, le grand gagnant

Si vous avez récemment rempli votre cuve à mazout, vous l’avez bien entendu remarqué : la facture a dramatiquement chuté depuis l’hiver 2012-2013, quand il fallait quasiment sortir 2.000 euros de sa poche pour remplir sa cuve de 2.000 litres.

Le mazout est au plus bas depuis quasiment 8 ans, soit une baisse plus spectaculaire encore que celle des carburants.

Et pourtant, c’est à partir du pétrole, que diesel, essence et mazout sont raffinés. La différence, c’est bien entendu le niveau d’accises, inférieur pour le mazout de chauffage. Dans le prix payé pour le mazout, plus de la moitié est impactée par l’évolution du prix du pétrole. Une chute de l’or noir a donc des conséquences plus marquées pour le mazout.