Travail BRUXELLES En Wallonie, afin d’accéder à un emploi durable, il est notamment prévu le dispositif intégré d’insertion socioprofessionnelle : des services pour favoriser l’insertion de certaines personnes et qui reposent sur des actions de formation…

Son accès y est libre et gratuit.

Il s’adresse au demandeur d’emploi qui est inscrit auprès du Forem et qui n’est plus soumis à l’obligation scolaire.

Il peut s’agir notamment :

- d’un demandeur d’emploi inoccupé ne disposant pas du certificat de l’enseignement secondaire supérieur (diplôme d’humanités donc) ni d’un titre équivalent ou supérieur;

- d’un demandeur d’emploi inoccupé bénéficiant d’allocations de chômage ou d’attente pendant au moins 24 mois au cours des 36 mois précédant la date de signature du contrat crédit insertion (une convention entre chaque demandeur d’emploi), porte d’entrée pour ce dispositif;

- d’un bénéficiaire d’une décision de l’Agence wallonne pour l’intégration des personnes handicapées (Awiph) ouvrant le droit à des interventions visant à la mise à l’emploi;

- d’un réfugé reconnu en Belgique;

- d’un ressortissant étranger autorisé au séjour;

- d’un bénéficiaire d’indemnités d’incapacité de travail (mutuelle);

- d’un bénéficiaire du Plan habitat permanent.

Attention, depuis le 27 juillet 2007, le Forem doit proposer, de manière systématique aux jeunes de moins de 25 ans qui s’inscrivent comme demandeurs d’emplois à l’issue de leurs études, sans avoir obtenu un diplôme du troisième degré de l’enseignement secondaire (diplôme d’humanités donc), la conclusion d’un contrat crédit insertion.

Et cela doit se faire en fonction de leurs caractéristiques, de leurs besoins et des opportunités offertes sur le marché de l’emploi.

Les personnes prioritaires pour cette mesure sont avant tout des personnes qui n’ont pas de diplôme d’humanité.

Et comme le souligne le Forem, “ leur formation initiale ne leur a pas permis d’obtenir un titre de qualification. Elles ont peut-être des petites compétences acquises par-ci par-là, mais qui n’ont pas été validées par un diplôme”.

Et d’ajouter que “ lorsque l’on prend de l’âge, le diplôme a moins d’importance car lorsque l’on a occupé un poste de travail durant vingt ans, on a engrangé des compétences professionnelles que l’on peut valoriser. En revanche, lorsque l’on a déjà deux années de chômage ou que l’on a quitté le marché de l’emploi pendant de longues années pour élever ses enfants, l’absence de diplôme devient un handicap lourd