Travail

"La rage taxatoire, je pense pouvoir dire que j’en connais un coin", soupire Raymond Sperandieu. "Croyez-vous que je détienne le record ?"

Dix-huit. Le commerçant du quartier Ma Campagne, dans la commune bruxelloise de Saint-Gilles, exploite depuis 1980 à la même adresse une bijouterie qu’il qualifie lui-même de "modeste". "Je n’ai toujours pas compris ce que j’ai fait pour qu’ils ne me lâchent plus. Je sors de mon 18e contrôle fiscal. Aucun de mes collègues ayant vingt ans d’activité n’en dépasse trois".

Et Raymond Sperandieu ajoute : "Et j’en connais un qui n’en a eu aucun. Peut-être parce que son nom commence par Z".

En 2011, son seizième contrôle lui a valu un redressement de 24.000 euros. Au 267 de la chaussée de Charleroi, la devanture de la bijouterie fait quatre mètres à tout casser. L’intérieur, moins de 20 m2. On est loin de la place Vendôme. "Dans un quartier populaire comme Ma Campagne, qu’est-ce qui peut susciter un tel appétit de l’administration pour un commerce sans prétention comme le mien ?"

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