Vacances Fonctionnement opaque, pratiques douteuses, utilisation des paradis fiscaux : les dessous d’un business lucratif.

Le géant de l’hébergement touristique Airbnb n’en finit plus de défrayer la chronique. D’un modèle d’économie soi-disant participative, il a glissé vers un empire qui n’aime pas trop parler des dollars qu’il brasse. Avec un système basé sur l’argent facile pour le loueur, l’hébergement moins cher pour le locataire et un commissionnement pour l’heure attractif, Airbnb dévore avec un appétit d’ogre les parts de marché. Cette économie au départ noire, ayant ensuite viré au gris, est encore loin d’être totalement transparente.

À Bruxelles , une ordonnance est certes entrée en vigueur l’été dernier pour tenter de ramener un peu d’ordre dans la boutique, mais sur les quelque 5.000 logements proposés dans la capitale via la plateforme, environ 2.000 seulement seraient passés au vert en s’enregistrant officiellement. Ça, c’est pour la partie émergée de l’iceberg.

Au niveau fiscal, certaines mesures ont aussi été prises comme l’établissement d’une taxe de séjour qui entrera en vigueur en février prochain et une fiscalité fédérale que d’aucuns jugent encore bien trop laxiste avec des loueurs se présentant comme occasionnels. Là aussi, Airbnb se montre peu loquace. Impossible de savoir combien de loueurs disposent de plusieurs biens sur la plateforme et en font un véritable business plutôt qu’arrondir leurs fins de mois en louant leur bien quand ils ne l’occupent pas.

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