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Il n'est pas encore possible de se procurer la vignette anti-pollution française en Belgique, à cause d'un problème technique sur le site internet du ministère français de l'Environnement qui délivre le sésame, précise lundi Touring, qui n'envisage pas de la commercialiser.

Baptisée Crit'Air, cette vignette est un autocollant à la couleur déterminée par le niveau d'émission de polluants du véhicule (oxydes d'azote, particules). Ce dispositif vise à écarter de Paris intra-muros les véhicules les plus polluants lors des pics de pollution. Tous les véhicules, y compris ceux immatriculés à l'étranger, doivent désormais arborer la vignette pour pouvoir circuler dans la capitale française. Pour se la procurer, l'automobiliste est prié de s'enregistrer sur le site internet www.certificat-air.gouv.fr. 

La vignette, qui coûte 3,70 euros hors frais d'envoi, est ensuite envoyée au domicile du demandeur. Une page spécifique pour les véhicules étrangers sera mise en ligne dans le mois, y est-il précisé. Une période de tolérance est dès lors prévue. "Toutes les commandes se feront directement en ligne", précise Lorenzo Stefani, porte-parole de Touring, qui n'envisage pas de commercialisation. "Paris n'est pas toute la France et les Belges s'y rendent majoritairement en train. Nous ne vendrions certainement pas 60.000 vignettes, comme pour la Suisse."

En Belgique, la ville d'Anvers instaurera une zone de basses émissions permanente à partir du 1er février. A Bruxelles, le gouvernement régional est tombé d'accord en juin dernier sur le plan climat-air-énergie qui prévoit une zone basses émissions à partir de 2018 sur l'ensemble du territoire de la Région. Tant à Anvers qu'à Bruxelles, il n'y aura ni pastilles ni vignettes. Le contrôle des véhicules sera assuré par des caméras digitales dites intelligentes à partir de la plaque d'immatriculation.