Vacances

La faillite de Primera Air laisse de nombreux voyageurs sur le carreau

La faillite de la compagnie Primera Air démontre une fois de plus les limites du modèle low-cost. Et les passagers qui croyaient avoir fait la bonne affaire en dénichant des vols vers New York à partir de 149 € (par trajet) en sont pour leurs frais.

En effet, en annonçant la cessation de ses activités et la mise en faillite de la compagnie, les voyageurs qui avaient réservé ne verront ni New York... ni leur argent en retour.

En août 2018, Primera Air promettait l’ouverture d’une ligne entre Bruxelles et Newark à compter de mai 2019. De quoi attirer de nombreux voyageurs belges, tout heureux de pouvoir s’offrir la traversée de l’Atlantique à un prix plus que démocratique. Malheureusement, ces passagers ne sont pas créanciers prioritaires et n’ont donc aucune chance de revoir leur argent. Seuls ceux qui ont réservé via un tour-opérateur peuvent s’adresser à ce dernier pour obtenir le remboursement. Mais la majorité des personnes séduites par l’offre de Primera Air ont réservé en direct sur le site de la compagnie...

Au-delà de cette faillite, c’est tout le modèle de l’aviation low-cost qui est remis en question. Primera Air avait assurément rogné au maximum sur ses marges pour proposer des tarifs planchers. Du coup, le moindre grain de sable dans le moteur pouvait couler la compagnie. C’est ce qui est arrivé, Primera devant dépenser des sommes non budgétées pour réparer ses avions attaqués par la corrosion, ou encore louer d’autres appareils pour assurer ses vols. Sans compter les annulations ou la hausse des prix du pétrole qui ne permettaient pas d’assurer, à défaut de rentabilité, au minimum la continuité des activités.