Vacances Le groupe ambitionne de séduire 100.000 Belges à l’horizon 2021.

C’est en Belgique que la grande aventure du Club Med a commencé, en 1950. Depuis, les Belges sont restés fidèles à la marque. "La Belgique est notre deuxième marché le plus important, après la France", explique Henri Giscard d’Estaing, président du groupe. "Actuellement, nous comptons 77.000 clients dans le Benelux et nous allons tout faire pour atteindre les 100.000 clients à l’horizon 2021."

Pour y arriver , une montée en gamme et de nombreux investissements sont planifiés. "Après une certaine léthargie consécutive à l’OPA chinoise subie par le groupe, nous avons relancé la machine. Le nombre de clients et la rentabilité sont en forte progression. Entre 2010 et 2016, nous avons effectué pas mal d’investissements pour porter à 77 % le taux de nos clubs en 4 et 5 tridents. Les clients sont visiblement séduits car ils sont 79 % à avoir séjourné dans ces clubs, soit 22 % de plus qu’en 2010."

Si les événements géopolitiques ont touché le Club Med également, le groupe affiche néanmoins une légère croissance. "Dans les pays du Maghreb, en Égypte et en Turquie, la fréquentation est en net recul (-44 %), mais sur l’ensemble de l’année, on peut se réjouir d’avoir gagné 1 % et de voir la rentabilité en très forte progression."

En fonds propre, Club Med a investi 83 millions en 2016. Les partenaires immobiliers ne sont pas en reste non plus avec des projets en cours ou planifiés pour près de 500 millions d’euros.

"On veut poursuivre sur cette lancée et présenter une offre de luxe, différenciée. Pour nos clients, le prix n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est le rapport qualité-prix. Et nous, nous voulons en offrir un maximum pour le prix payé."

Est-ce pour autant impayable ? "C’est une fausse idée. On propose déjà des séjours à Punta Cana à partir de 669 € par personne en août. Une offre tout à fait concurrentielle…"