Vacances Ils seront 60 % à partir cet été, contre 47 % en 2016, le plus souvent pour une semaine

Les Belges seront bien plus nombreux cette année à mettre le nez dehors durant la période des vacances estivales : ils sont en effet 60 % à partir en voyage entre juin et septembre pour au moins quatre nuits consécutives, soit une hausse importante de 13 points par rapport à 2015 (47 %).

Si le Belge semble bien plus voyageur que l’année dernière, il privilégiera plutôt les courts séjours, selon le dix-septième baromètre européen des vacances d’Europ Assistance.

Près d’un Belge sur deux (45 %) partira au maximum une semaine, contre 26 % en 2016, alors qu’un Belge sur trois (35 %) partira deux semaines.

Les tendances sont en tout cas différentes entre le Nord et le Sud. Les francophones sont ainsi plus nombreux à souhaiter partir (64 %), que les néerlandophones (57 %). "L ’impact des attentats a pu être plus important sur les Bruxellois l’an dernier ", estime Xavier Van Caneghem, market analyst chez Europ Assistance.

La différence est également très marquée en ce qui concerne les destinations. Si la France conforte sa place de destination préférée des Belges (de 27 à 32 % en un an), c’est grâce aux francophones : 44 % s’y rendent contre 20 % de néerlandophones, et ce pour une moyenne globale de 32 % de Belges optant pour notre voisin du Sud.

À l’inverse , pour les Pays-Bas (destination privilégiée par 7 % des Belges), ce sont les néerlandophones (12 %) qui se rendent outre-Moerdijk, alors que les francophones sont peu nombreux à s’aventurer dans le Nord (2 %). C’est également le cas pour l’Allemagne (9 % de néerlandophones et 3 % de francophones) alors que c’est assez équilibré pour l’Espagne, l’Italie ou encore la Grèce (égalité parfaite à 7 % de part et d’autre de la frontière linguistique).

Le bon le plus spectaculaire des destinations privilégiées par les Belges revient toutefois au plat pays, que 16 % des compatriotes vont visiter durant l’été, contre 9 % en 2016.

Comment expliquer cet attrait ? " Moins de Belges sont partis en vacances l’année dernière, ce qui les a sans doute poussés à découvrir le pays. Ils veulent poursuivre l’expérience", estime encore Xavier Van Caneghem. Le fait que 45 % des Belges partiront une semaine au maximum doit aussi privilégier les destinations de proximité plutôt que lointaines.

Francophones et néerlandophones se démarquent encore pour certains critères de sélection : le climat est important pour 56 % des francophones et 46 % des néerlandophones alors que la culture et les loisirs le sont pour 42 % des francophones et 26 % des néerlandophones. Ils partagent toutefois la même approche quant au risque d’attentat pour choisir leur destination (37 % des francophones et 36 % des néerlandophones).

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New York, la destination rêvée

Où les Belges aimeraient-ils aller au moins une fois dans leur vie ?

C’est la ville de New York qui est la plus plébiscitée, par 22 % des personnes interrogées dans le cadre du Baromètre des vacances d’Europ Assistance. C’est d’ailleurs le cas de tous les Européens, avec une pointe à 31 % pour les Italiens. "La majorité des Belges ne sont pas allés visiter Big Apple mais en rêvent", commente Jan Van Heel, Marketing manager.

Rome (17 %) et Barcelone (12 %) complètent le trio de tête, alors que Paris (9 %) n’arrive qu’en 5e position, sans doute parce que la Ville Lumière est une destination fort proche déjà visitée par le passé. Cela explique sans doute que l’ultra touristique Prague ne recueille que 5 % des rêves de destination des Belges : qui n’a pas déjà visité la capitale de la République tchèque ?

Le Belge met en tout cas de plus en plus le cap vers des destinations lointaines : l’Afrique et l’Amérique latine triplent par rapport à 2016, alors que l’Asie/Moyen-Orient double la mise. "C’est pour eux le moment d’aller découvrir de nouvelles cultures et de nouveaux pays."


Un budget en baisse à 2.179 euros

Le budget consacré par les Belges à leurs vacances est en net recul cette année, de l’ordre de 10 % pour s’établir à 2.179 euros pour l’ensemble de la famille, contre 2.412 euros en 2016.

Les Belges ont-ils moins d’argent ? Pas forcément. "Plus de Belges partiront en vacances, mais pour un séjour plus court", rappelle Xavier Van Caneghem. "Ce qui influence leur budget, à la baisse." Logique : un séjour d’une semaine coûte moins cher qu’un séjour de deux semaines, du moins au même endroit. Bien plus de Belges resteront aussi fidèles au plat pays que l’an dernier.

La baisse est plus importante chez les néerlandophones, passant de 2.440 euros en 2016 à 2.030 euros en 2017 (-17 %), que chez les francophones (2.384 euros en 2016 à 2.328 euros en 2017, soit -3 %).

Une différence qui peut notamment s’expliquer par le fait que plus de néerlandophones passeront leurs vacances en Belgique ou aux Pays-Bas, ce qui impacte positivement les frais de transport ou encore de séjour d’étape.