Vacances

Si Walibi a réalisé un record, avec 160.000 visiteurs accueillis durant la mini-saison, Efteling, qui a volontairement choisi de ne... pas fêter Halloween, a également cartonné : 8 hôtes sur 10, dans ses hébergements, venaient de Belgique durant le congé de Toussaint !

La tendance s'est encore plus ancrée en 2017 que précédemment : Halloween permet définitivement à nos parcs de loisirs de faire recette pendant une période plutôt creuse à l'origine. Walibi, devenu orfêvre dans l'art de célébrer Halloween en son écrin, a annoncé avoir accueilli 160.000 personnes durant la mini-saison, un record absolu. Le parc wavrien se revendique l'aura d'un Pukkelpop, au moment de commenter ses performances... Les premiers sons de cloche émanant de Bellewaerde sont de la même trempe. Du côté de Disneyland Paris ou du Parc Astérix (et son désormais célèbre évenement "Peur sur le parc"), même topo. Le parc gaulois réalise d'ailleurs une excellente année 2017, avec plus de 2 millions de visiteurs accueillis, une nouvelle attraction ouverte (le Pégase Express, après Discobélix l'an dernier) et l'ouverture imminente de nouveaux hôtels.

Mais si l'optique de faire monter le trouillomètre à zéro est une stratégie payante, en prendre le total contre-pied, et choisir de bannir Halloween de ses murs, l'est manifestement totu autant. Allez poser la question du côté d'Efteling, à une pettie heure trente de Bruxelles... Le parc situé non loin de la frontière belge a accueilli 15 % de visiteurs belges de plus que l'année dernière pendant la même période durant un congé d'automne, garanti cette fois sans Halloween et monstres qui peuvent parfois effrayer les plus petits... donc leurs parents et leur pouvoir d'achat. Plus dingue encore : les hébergements du parc à thèmes ont été occupés, durant le semaine dernière, à...80% par des Belges - les petits élèves bataves n'étaient pas en congé la semaine dernière.

Bref : l'organisation d'un événement dédié à Halloween fait clairement du bien aux parcs qui en jouent la carte plein pot... comme à ceux qui choisissent volontairement de ne pas l'abattre.