Vacances Les États-Unis, la Turquie, le Japon, le Costa Rica bien plus abordables. La Grande-Bretagne aussi.

L’euro pète la santé face au dollar, ayant même passé cette semaine la barre de 1,20 face au billet vert pour la première fois depuis le 2 janvier 2015 alors même que la monnaie unique européenne se rapprochait de la parité avec son grand rival américain fin 2016.

Depuis lors, l’euro n’a cessé de reprendre des couleurs, dépassant brièvement cette semaine la barre de 1,20 avant de se tasser légèrement vers 1,19.

Il n’en reste pas moins que la monnaie unique européenne a gagné près de 15 % face à la monnaie de l’Oncle Sam sur les 8 derniers mois.

Ces 15 %, c’est donc tout bénéfice pour la personne se rendant prochainement aux États-Unis mais également au Canada, dont la monnaie s’est également repliée face à l’euro.

De là à projeter un périple aux États-Unis à l’été prochain ? La vérité d’un jour n’est pas forcément celle du lendemain : l’euro devrait reperdre un peu de sa superbe retrouvée pour s’établir vers les 1,10 au début de l’été prochain. Mais il y a moyen de se prémunir contre cette baisse annoncée (voir ci-dessous).

Les États-Unis ne sont pas le seul pays intéressant pour profiter de la force de l’euro, ou en l’occurrence de la faiblesse de la livre sterling si vous allez outre-Manche.

Le Brexit a en effet plongé la devise britannique dans la torpeur. La livre valait ainsi 1,3072 euro le 23 juin 2016, jour du référendum sur l’appartenance à l’Union européenne. La livre ne vaut plus qu’environ 1,0860 euro, selon le cours en vigueur vendredi après-midi. Cela représente donc un plongeon d’environ 17 % depuis le vote britannique.

Là encore , cela rend un déplacement en Grande-Bretagne particulièrement intéressant, que ce soit pour un séjour touristique ou pour profiter des futures soldes. Il n’y a aucune urgence : les anticipations ne tablent pas sur une remontée de la livre sterling dans les douze mois.

Un autre devise ayant dévissé face à l’euro, c’est la livre turque, qui a perdu environ 20 % par rapport à la monnaie unique européenne sur les douze derniers mois. Le coût de la vie sur place ne sera pas pour autant moins cher de 20 % : l’inflation annuelle tourne autour des 10 %, ce qui réduit en partie l’avantage devise.

Ce n’est pas le cas avec le yen japonais, qui a perdu un peu plus de 10 % par rapport à l’euro sur les douze derniers mois. Cette chute est certes moins spectaculaire que celle de la livre turque, mais comme il n’y a pas d’inflation au Japon, l’avantage devise est net.

D’autres destinations vous permettent d’avoir un discount global de 10 % (en intégrant effet devise et inflation) : le Myanmar (Birmanie), la Tunisie, les Philippines ou encore le Costa Rica.

Eviter le risque de change

Décider à l’automne de partir l’été suivant dans un pays n’appartenant pas à la zone euro est un pari sur l’avenir : l’évolution du change peut vous donner de bonnes ou mauvaises surprises.

Ce fut le cas pour les personnes ayant décidé d’aller en Suisse en 2015 : l’euro avait pris 20 % dans la vue à la suite de la dévaluation du franc suisse.

Le cas du dollar américain est intéressant à ce sujet. L’euro devrait baisser face au billet vert à l’horizon de l’été 2018. Si une escapade aux States vous tente, il est peut-être intéressant d’acheter dès à présent vos billets verts ou d’ouvrir auprès de votre banque un compte en dollars américains, de quoi vous couvrir d’ici-là en cas de variation sensible du rapport de force entre les deux devises.