Vacances De plus en plus de retraités optent pour ce mode de vacances nomade.

Alors qu’il se vendait quasiment autant de caravanes que de camping-cars à l’aube des années 2000, on observe un véritable rush sur les camping-cars, désormais largement plus prisés. "C’est la liberté qui prime", souligne Lieke Vervoort, responsable de la communication pour la Belgian Caravan-Camping and Motorhome Association (BCCMA).

"Ce mode de voyage séduit avant tout les retraités. Ils ont le temps et ne veulent pas séjourner au même endroit pendant une longue période. Ils préfèrent voyager à leur rythme et s’arrêter où bon leur semble."

De quoi voir du pays et en profiter au maximum, sans la moindre contrainte. Les équipements des motor-homes ont aussi fortement évolué au fil des ans. Confort et luxe sont aujourd’hui les maîtres mots pour ces véritables maisons sur roue. Cuisine équipée, éclairage LED pour une plus grande autonomie et même panneaux solaires pour générer toute l’énergie nécessaire au fonctionnement des équipements du véhicule.

Dès que les beaux jours reviennent, l’envie de prendre la route se fait sentir. C’est d’ailleurs au deuxième trimestre que les ventes ont enregistré la plus forte progression en 2016. Pas moins de 3.630 motor-homes ont été achetés à cette période l’an dernier sur un total de 10.836 en 2016. D’année en année, les adeptes se font plus nombreux.

Et on observe assez largement un penchant pour la liberté, les motor-homes affichant toujours une progression alors que les caravanes, surtout usagées, ont enregistré une légère baisse des ventes. Au total, 16.603 caravanes et camping-cars ont ainsi été acquis par les Belges l’an dernier, majoritairement en occasion (11.630).

Si la plupart de ses vacanciers prennent généralement la route à l’étranger, ils regrettent cependant que la Belgique n’offre que peu d’aires d’accueil. Dans les campings, on ne voit pas toujours leur arrivée d’un bon oeil. Ces vacanciers ne séjournent en effet que peu de temps à la même place, le temps de refaire le plein d’eau et de vider les sanitaires.

L’an dernier , le ministre Collin a cependant allégé une circulaire jusqu’alors bien trop lourde pour permettre aux communes, demandeuses à l’inverse des campings, de créer de nouvelles aires de stationnement. Car si le camping-cariste est très nomade, il fait vivre les zones où il s’arrête. S’agissant majoritairement de retraités disposant de moyens, ils n’hésitent en effet pas à s’offrir quelques plaisirs : visites, restaurants et autres achats font partie de leur mode de vie…