Vacances Échanger sa maison ou son appart permet de découvrir le monde pour pas cher.

Et pourquoi pas échanger sa maison ou son appartement, avec de parfaits… inconnus après quelques échanges de mails ?

C’est le grand principe de l’échange de maisons, un concept né dans les années 50 aux États-Unis et qui peut vous permettre de découvrir le monde pour trois fois rien.

Un principe qui repose avant tout sur la confiance mutuelle entre les échangeurs, qui ont quand même appris à se connaître en se contactant par mail, par téléphone ou via Skype.

Et cela marche : les mauvaises surprises sont rarissimes. Il faut juste accepter que l’on ouvre vos armoires de cuisine et, surtout, que l’on vienne se glisser dans vos draps.

Concrètement ? C’est tout simple. Vous vous inscrivez sur l’un des sites spécialisés dans l’échangisme résidentiel (Trocmaison, Homelink, Echangedemaison, SwitcHome...).

C’est souvent payant (102,50 euros par an chez Homelink) et parfois gratuit (SwitcHome).

Vous devez alors décrire votre maison, votre famille. Tout est prévu dans ce descriptif. Vous pouvez refuser d’accepter des fumeurs ou des personnes venant avec leur chien. Vous pouvez aussi prévoir l’échange de voitures. Vous pouvez encore demander de nourrir vos animaux - des poissons rouges aux cochons d’Inde en passant par des poules ou des moutons - ou de prendre soin de vos plantes intérieures. Et surtout, vous devez mentionner où vous désirez aller, et quand.

Vous voilà prêt à partir à l’aventure. Envie d’un week-end à Amsterdam ou Paris ? Vous partez alors, via le site d’échange, à la recherche d’Amstellodamois ou de Parisiens intéressés par un week-end en Belgique. Envie d’aller à Pâques en Grande-Bretagne ? Cette fois, vous sélectionnez toute la Grande-Bretagne ou une région en particulier. Vous pourrez découvrir le monde, de l’Australie au Canada en passant par la Norvège ou la France.

La France , l’Italie et l’Espagne sont les trois pays les plus recherchés par les membres belges de Homelink.

Attendez-vous à recevoir des propositions d’échange qui viendront peut-être de Lille, Gand, Bonn ou Gouda. Ou, pourquoi pas, de San Francisco, de Sydney ou de Vancouver.

Qui a justement envie de venir en Belgique ? Les Hollandais, les Allemands et les Américains, qui apprécient la position centrale de la Belgique en Europe.

Quelle que soit la destination, tout repose sur l’échange de bons procédés (repas préparés à l’arrivée, tuyaux pour les visites et les restos à privilégier).

Alors, tenté ?


Le dollar, trouble-fête d’un séjour aux States

La solide baisse de l’euro face au dollar va jouer des tours aux personnes comptant mettre prochainement le cap sur les États-Unis : la monnaie unique européenne a pris 20 % dans la vue par rapport au billet vert sur un an. Et la glissade n’est sans doute pas encore finie.

Du coup, vaut-il mieux acheter dès aujourd’hui ses billets verts, anticipant du coup une nouvelle hausse du dollar ? "Acheter dès à présent des dollars américains pourrait s’avérer être un avantage pour le client qui partirait en vacances cette année", estime Beobank, par la voix de Sandrine Roberti, porte-parole. Beobank table en effet sur la poursuite de la tendance baissière de l’euro, "même si cette baisse sera moins forte qu’au cours des derniers mois".

"Nous pouvons aider nos clients à acheter dès maintenant des dollars afin de se couvrir contre le risque de change, même si la parité euro-dollar est des plus incertaines à prévoir", explique Valéry Halloy, porte-parole chez BNP Paribas Fortis.

La solution la plus simple est de commander des dollars et de les mettre dans un coffre ou dans le tiroir d’une armoire jusqu’en juillet prochain.

Vous pouvez aussi ouvrir un compte à vue en dollars. La bonne nouvelle, c’est que ce compte en devises est généralement gratuit (10 euros par an chez Beobank). La moins bonne nouvelle, c’est qu’il ne rapporte rien, en fait 0 %, comme sur la plupart des comptes à vue en euro, d’ailleurs.

Vous pouvez alimenter ce compte quand bon vous semble, lors de chaque sursaut de l’euro, par exemple. Quand vous clôturez votre compte, vous recevez des billets, comme c’est le cas, aussi, chez Crelan, dont les frais de change sont moins élevés pour les coopérateurs.

ING propose aussi un compte à terme. "Le taux d’intérêt du compte à terme variera en fonction du montant et de la durée du placement", note Chantal Gelders, porte-parole.

Du rendement à court terme, il ne faut pas vraiment y compter. Oublier les fonds monétaires, qui coûtent plus cher en frais qu’en bénéfices, disent en chœur Beobank, BNP Paribas Fortis et ING.

Le but de la manœuvre reste de se couvrir contre une nouvelle baisse de l’euro dans les mois à venir.