Vacances Un week-end attendu depuis 6 mois, annulé à cause d’un overbooking de la compagnie.

Pour Francesca et sa famille, ce qui devait être un week-end merveilleux s’est transformé en cauchemar. "Nous avions réservé il y a 6 mois pour être sûrs d’avoir nos billets d’avion car nous sommes un groupe de 10, dont 4 mineurs. Pour nous, il était important de s’assurer qu’on soit assis ensemble, donc nous avons tous payé l’option "Priority" qui nous permet de monter dans l’avion en premier et de disposer de sièges choisis."

C’est en recevant la confirmation de réservation que la famille se met déjà à douter. "Si nous avions bien les réservations numérotées de sièges pour le retour, ce n’était pas le cas pour l’aller. Nous avons donc pris contact avec Ryanair par chat et on nous a assurés que tout était en ordre et qu’on avait bien nos places réservées à l’aller aussi."

C’est donc sans se soucier des ennuis qu’ils allaient rencontrer que les 10 passagers se rendent à l’aéroport le 23 novembre dernier, tout heureux de s’envoler vers Milan et d’aller assister à un match de la Juventus. "Nous étions parmi les premiers à procéder à l’embarquement. Mais, dès que nous avons présenté nos billets, on nous a dit de nous mettre sur le côté. Quelle ne fut pas notre surprise de voir non seulement les passagers prioritaires monter à bord, mais aussi les non-prioritaires !"

Plusieurs fois, le groupe rappelle au personnel de la compagnie qu’ils attendent de monter à bord et font montre de leur incompréhension. "Ils ont alors appelé la sécurité, sachant éperdument que nous ne pourrions pas embarquer et que cela risquait de s’emballer. Une fois que tous les autres passagers avaient pris place, ils nous ont annoncé que seulement 5 personnes de notre groupe pourraient prendre l’avion car il était complet. Cette pratique d’overbooking est purement scandaleuse. Face à notre insistance, ils ont fait mine de trouver une solution en demandant au commandant de bord de passer une annonce afin de savoir si certains passagers étaient prêts à nous céder leur place contre une indemnité de 400 €. Nous leur avons bien dit que c’était totalement ridicule et, de fait, personne n’a accepté cette proposition."

Alors qu’ils envisagent la solution de faire embarquer 5 membres du groupe et cherchent à avoir l’assurance que les autres pourront embarquer sur un prochain vol. "Là, ils n’étaient pas catégoriques non plus. Il restait trois places sur le vol du lendemain mais peut-être que tous auraient pu partir. Cela devenait de plus en plus grotesque. Il nous fallait aussi nous décider rapidement pour savoir qui allait partir. Comme nous avions louer deux voitures, il fallait bien que les conducteurs prennent le vol. Moi, j’avais une procuration pour mon neveu. J’ai aussi un fils de 5 ans qui ne peut donc voyager seul. Bref, tout cela n’était pas facile à mettre en place et même pas une minute après nous avoir fait cette proposition, les portes de l’avion était fermées et il s’apprêtait à décoller."

Pour la famille , le rêve de week-end en Italie s’envolait également. "On nous a alors prié de sortir de l’aéroport par le chemin inverse. Lorsque nous sommes arrivés au contrôle des passagers, on s’est fait agresser par certains contrôleurs qui nous hurlaient dessus. Ils ne voulaient pas qu’on franchisse les portiques en sens inverse. Lorsque mon mari a fait part de son agacement, une contrôleuse a envenimé la situation et cherchait l’affrontement. C’est surréaliste car la police a finalement dû nous escorter. Nos enfants, déçus et choqués, pleuraient. On a été traités comme des terroristes alors qu’on était victimes de l’overbooking de Ryanair."

Logiquement, la famille demande à Ryanair le remboursement des billets. "Comme nous avons soi-disant refusé d’embarquer à 5, ils ne nous ont remboursé que 5 des 10 billets ! C’est honteux. D’autant que nous avons perdu bien plus : la location de deux voitures, les billets pour le match et les nuits d’hôtel. Nous ne comptons bien entendu pas en rester là..."