Vacances Il est possible d’économiser, légalement, jusqu’à 20 % sur votre trajet

En France, impossible d’y échapper si vous prenez l’autoroute : il faut payer. Mais contrairement aux idées reçues, on ne paie pas au nombre de kilomètres parcourus. C’est le constat qu’a dressé un ingénieur nantais qui s’est rendu compte que, quand il se rendait dans sa maison de vacances en Charente-Maritime, il payait plus cher lorsqu’il effectuait le trajet d’une seule traite que lorsqu’il sortait une ou plusieurs fois de l’autoroute. Il a donc mis au point un ingénieux site internet qui vous permet de calculer les économies que vous pouvez réaliser en sortant au bon endroit, généralement des sorties où vous n’avez que quelques centaines de mètres à parcourir avant de remonter immédiatement sur l’autoroute.

Si sortir et rentrer immédiatement sur l’autoroute à certains péages est intéressant pour l’automobiliste, c’est en grande partie à cause d’un phénomène appelé foisonnement. En clair, les sociétés d’exploitation des autoroutes vous font payer plus cher les portions d’autoroutes les plus fréquentées.

Officiellement, cette technique du foisonnement est terminée mais, dans les faits, fractionner son trajet peut toujours représenter une réelle économie. Et elle peut même atteindre 15 à 20 %.

Ainsi, sur un trajet entre Bruxelles et Nice, il est possible d’économiser 5 € en sortant à Gye (et en remontant aussitôt sur l’autoroute). Le trajet entre Bruxelles et Villefranche Limas vous coûtera en effet 30,90 € en restant sur l’autoroute, tandis que cette microsortie à Gye fera baisser l’addition au passage du péage de Villefranche à 25,90 €.

En revanche sur le reste du trajet vous menant à Nice, mieux vaut ne pas sortir aux autres péages, cela n’aurait aucune incidence sur l’addition et pourrait même vous coûter plus cher qu’en restant sur l’autoroute.

Économiser sur les péages n’est pas le seul avantage que vous pouvez réaliser en sortant à différents endroits de l’autoroute. En effet, le carburant est en moyenne 10 % moins cher hors autoroute, sans compter des différences de prix parfois énormes sur un simple sandwich ou une boisson vendue sur aire d’autoroute. Pour une famille de 4 personnes, cela peut rapidement se chiffrer à plusieurs dizaines d’euros pour quelques centaines de mètres effectués hors du réseau autoroutier.

Mais pour savoir où il est intéressant de quitter l’autoroute, mieux vaut s’y prendre bien à temps avant le départ. Une solution est de consulter le site viamichelin. En y introduisant son trajet, le site vous affiche le tarif des péages. Reste à pointer les différents péages (indiqués sur l’itinéraire) et à effectuer une nouvelle simulation tronçon par tronçon pour déterminer les étapes à effectuer. Vous pouvez aussi consulter le site www.autoroute-eco.fr , mais il faut reconnaître qu’il n’est pas le plus simple d’utilisation. Bonne route !


Quand le péage se trompe… en votre défaveur !

Soyez vigilants sur la catégorie de véhicule affichée, les erreurs peuvent vous coûter cher

Le lièvre a été levé l’an dernier par un Néerlandais. Une erreur difficile à déceler au premier abord, mais qui peut sérieusement faire grimper la note de votre voyage si vous n’y prenez pas gare. En effet, les scanners automatiques de détection du type de véhicule placés à l’entrée des portiques de péages auraient une fâcheuse tendance à upgrader certaines catégories de véhicules…

Il existe 4 classes. Les véhicules légers (en gros les voitures,(y compris remorques, de moins de 2 mètres de haut et d’un poids inférieur à 3,5 T) sont de classe 1. Si vous tractez une caravane, utilisez un grand utilitaire ou un camping-car (hauteur comprise entre 2 et 3 mètres, et poids maximum de 3,5 T), vous émargez à la classe 2. La troisième classe englobe les poids lourds et autocars à deux essieux d’une hauteur supérieure à 3 mètres ou d’un poids de plus de 3,5 T. Quant à la classe 4, elle concerne les poids lourds et autocars à 3 essieux ou plus.

Ce que dénonce Andries Bik, auteur de la vidéo qui refait actuellement surface à la veille des départs en vacances, c’est une surclassification régulière de certains types de véhicules. Dans son reportage, il démontre que son camping-car est systématiquement confondu avec un véhicule de classe 3.

Mais il livre aussi la clé pour ne pas se faire avoir et payer moins cher. Il suffit d’appeler (au moyen de l’interphone), le personnel de la gare de péage. Mieux, dans certains cas, il n’a même pas à expliquer le problème, on lui répond immédiatement qu’on corrige "l’erreur", preuve que ce n’est visiblement pas un cas isolé. Et l’histoire se répète de péage en péage.

La confusion proviendrait, comme le reconnaît d’ailleurs une assistante, du fait que le scanner ne fait pas toujours la distinction entre les classes de véhicules lorsque des bagages sont placés sur le toit. La hauteur s’en retrouve ainsi augmentée… tout comme le tarif. Soyez donc vigilants !


Jusqu’à 4 fois plus cher

C’est bien connu, sur les aires d’autoroute, le petit creux ou la grande soif peuvent coûter une véritable fortune.

Une enquête menée par Caradisiac a en effet révélé que le prix moyen de la nourriture était 122 % plus élevé qu’en grande surface ! Et sur certains produits, il n’est pas rare de voir l’étiquette flamber pour afficher des tarifs quatre fois plus élevés que dans un supermarché.

Et pourtant, cela ne semble pas dissuader les voyageurs, qui, en période estivale, s’y arrêtent massivement pour faire le plein et se rassasier. Après tout, une petite pause est recommandée toutes les deux heures, il faut bien occuper les enfants, promener le chien et se détendre…

Difficile alors de ne pas succomber à la tentation : même les grandes enseignes ont investi les lieux, faisant craquer les habitués du burger ou du sandwich si familier.

Dans le relevé de Caradisiac, la bouteille d’eau pétillante vendue dans les supermarchés à 0,50 € peut atteindre 2,40 sur une aire d’autoroute (+321 %). Le classique jambon-beurre français passe lui de 0,88 € à 2,60 € (+195 %). De quoi avoir envie de quitter l’autoroute pour se taper une bonne formule dans un petit troquet dont les Français ont le secret.