Vacances Seule la Turquie devance la Belgique comme "pays à éviter" par les Américains cette année.

Les attentats du 22 mars à Bruxelles ont durement frappé les esprits de l’autre côté de l’Atlantique. Selon une enquête menée durant le mois d’avril par Travel Leaders Group, qui regroupe près d’un tiers des agences de voyage aux États-Unis, la Belgique fait partie des pays européens "à éviter" ces prochains mois. En fait, seule la Turquie fait davantage peur aux Américains en Europe.

La question était de savoir si les Américains allaient continuer à voyager en Europe suite aux attentats qui ont endeuillé le Vieux Continent ces derniers mois. Premier constat : 17 % des sondés ont réservé un voyage en Europe dans les prochains mois et 28 % ont l’intention de se rendre sur le Vieux Continent en 2016.

Et là, première surprise : la France, malgré les attentats du 13 novembre, est la première destination en ce qui concerne les réservations déjà effectuées par les Américains. Selon Ninan Chacko, le patron de Travel Leaders Group, ce résultat s’explique par "la nouvelle normalité d’aujourd’hui", où le "risque potentiel" d’attentat est désormais mondial, y compris sur le sol des États-Unis. "Il n’est donc peut-être pas surprenant que notre dernière enquête montre que de nombreux Américains ne laisseront pas les menaces et la peur prendre le dessus sur leurs désirs de découvrir le monde et d’autres cultures, explique M. Chacko. La France est le premier exemple de ce phénomène."

Si nos voisins français semblent donc voir le bout du tunnel, c’est loin d’être le cas pour la Belgique, qui reste sur une liste noire pour pas mal d’habitants des États-Unis. Un sondé sur sept (14,4 %) explique qu’il évitera spécifiquement de voyager dans notre pays cette année.

Dans ce triste classement, la Belgique est talonnée par la Russie (14,3 %). La question de la sécurité est un frein pour plus d’un quart des citoyens américains ne désirant pas voyager en Europe en 2016. C’est la troisième raison invoquée, après celle des vacances déjà planifiées ou réservées sur un autre continent et celle des coûts. Les premières statistiques du tourisme bruxellois confirment cette tendance : le public nord-américain, très sensible aux questions de sécurité, sera l’un des plus difficiles à reconquérir pour la Belgique.

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