Vacances

Un peu plus d'un Belge sur quatre (25,3%) était l'an dernier dans l'incapacité de se payer une semaine de vacances annuelles loin du domicile, selon une dernière mise à jour des statistiques européennes en la matière, qui montrent toutefois une légère tendance à la baisse. Ce taux avait culminé à 27,8% en 2011, alors qu'il a varié autour de 27% ces dix dernières années et était encore de 26,3% en 2016, selon l'enquête d'Eurostat EU-SILC, qui mesure le niveau vie des Européens.

A l'échelle de l'Union, ce taux était de 30,5% l'an dernier. A titre de comparaison, la baisse est plus forte en France où le taux est passé de 32% en 2008 à 23,1% l'an dernier. L'Allemagne sur la même période est passée de 25,2% à 16%, tandis que les Pays-Bas sont à 15,1% l'an dernier.

En Belgique, les différences sont fortes entre Régions. Si en 2016, 1,24 million de Flamands étaient dans cette situation de déprivation (soit près de 19% de la population), en Wallonie, l'impossibilité de partir en vacances touchait entre 35 % et 40% de la population, selon l'institut de statistiques IWEPS.

Les Régions se fondent sur l'enquête EU-SILC pour évaluer le taux de "déprivation matérielle sévère" de leur population. Ce taux reprend l'ensemble des personnes vivant dans un ménage qui ne peut pas, pour des raisons financières, se permettre au moins quatre des neuf "biens et services" suivants: payer à temps le loyer, l'emprunt hypothécaire, les charges du logement et les crédits à la consommation, chauffer correctement son logement, faire face à des dépenses inattendues (d'environ 1.000 euros), manger des protéines tous les deux jours, partir une semaine en vacances une fois par an (pas nécessairement à l'étranger), posséder une télévision, un lave-linge, une voiture et un téléphone.

Le taux de déprivation matérielle sévère en Wallonie est estimé entre 5% et 10%, le taux bruxellois entre 15% et 20% et le taux flamand entre 1% et 4%.