Vacances Une nouvelle vague d’annulations est annoncée par la compagnie irlandaise.

Après un premier jet d’annulations touchant plus de 2.000 vols et 315.000 passagers, Ryanair a annoncé devoir retirer 25 avions de sa flotte jusqu’en mars 2018. Ce qui entraînera une nouvelle vague d’annulations touchant cette fois 400.000 passagers, sur un total de quelque 50.000.000 de voyageurs qui embarqueront à bord de Ryanair cet hiver.

La mesure, une fois de plus préventive, est destinée à éviter d’autres annulations liées aux horaires de ses pilotes et membres d’équipage. Grâce à cette croissance ralentie durant la saison d’hiver, Ryanair disposera de davantage d’avions et d’équipages en réserve dans ses 86 différentes bases, explique la compagnie.

Pour les vacanciers qui avaient réservé un vol dans les prochains mois, et en particulier à la Toussaint, durant les fêtes de fin d’année ou à carnaval, ces nouvelles annulations font une fois de plus pendre l’épée de Damoclès au-dessus de leur déplacement.

Et si Ryanair se réjouit d’avoir trouvé une solution pour 97 % des victimes des premières annulations (embarquement sur un autre vol ou remboursement), ce n’est pas pour autant que cela s’est fait sans désagréments et que cela se réglera aussi facilement cette fois-ci.

D’autant que du côté des pilotes, on est loin d’avoir atterri sur le terrain des négociations avec la direction. La multiplicité des statuts, à commencer par celui d’auto-entrepreneur, les cadences infernales, les faibles indemnités d’escale, le manque de considération, les salaires poche bien plus faibles que la moyenne, sans compter bien d’autres revendications légitimes sont autant de pierres d’achoppement dans les discussions. Et ce ne sont pas les propose d’un Michaël O’Leary ayant adopté la provocation comme unique moyen d’expression qui vont arranger les choses. Lui qui déclarait encore que "la fatigue des pilotes n’existe pas sur les vols moyen-courriers, […], les pilotes (de Ryanair) volent un maximum de 18 heures par semaine", tout en omettant bien de préciser que son personnel de bord n’est payé que pour les heures effectives de vol, le temps d’attente à l’aéroport, l’embarquement et toutes les autres opérations effectuées au sol comptant pour du beurre.

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