Agression à Champigny: une deuxième enquête ouverte

Publié le à Créteil (AFP)

Une deuxième enquête a été ouverte sur les conditions d'organisation de la soirée en marge de laquelle deux policiers ont été violemment agressés dimanche à Champigny-sur-Marne, alors que les syndicats demandent des mesures face au "sentiment d'impunité" des agresseurs de policiers.

Après l'organisation "déplorable", selon les autorités, de cette soirée de Nouvel an qui a mené à la violente agression d'un capitaine et d'une gardienne de la paix, le parquet de Créteil a décidé d'ouvrir une deuxième enquête pour comprendre comment plusieurs centaines de personnes ont pu se retrouver, dimanche soir, autour d'un hangar d'une zone industrielle de Champigny-sur-Marne.

Une première enquête, confiée à la Sûreté territoriale, concerne elle l'agression des policiers, pour laquelle aucune personne n'a pour l'heure été interpellée.

Ouverte mardi soir pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "ouverture au public d'un établissement sans autorisation", la deuxième enquête vise à identifier formellement les organisateurs de cette soirée et déterminer les conditions d'organisation et failles de sécurité.

Le propriétaire des lieux, entendu par les enquêteurs de Champigny-sur-Marne chargés des investigations, "a assuré qu'il louait la salle à une église évangélique", a expliqué le parquet de Créteil.

Le lieu, un "local d'activité économique", n'est pourtant "pas enregistré comme pouvant recevoir du public", avait insisté mardi l'adjoint au maire de Champigny-sur-Marne Christian Fautré, assurant que ni la mairie ni la préfecture n'avait autorisé la soirée, dont les participants avaient eu vent par les réseaux sociaux.

- Organisateurs débordés -

Alors que la salle ne pouvait contenir que 200 personnes, ils étaient plusieurs centaines à vouloir y entrer dimanche soir. Débordés, les organisateurs avaient fait appel à la police.

L'agression, filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux, des deux policiers de cette équipe d'intervention, a déclenché l'indignation générale. Le capitaine, dont le nez a été fracturé par ses agresseurs, et la gardienne de la paix, que l'on voit rouée de coups de pieds au sol sur les vidéos qui circulent, se sont vus reconnaître dix et sept jours d'ITT.

Le Premier ministre Edouard Philippe a témoigné mercredi avoir été "frappé par ceux qui ne faisaient rien, qui filmaient". Comme le président Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avant lui, il s'est dit "horrifié" par "le comportement évidemment criminel" des auteurs de l'agression.

Le chef du gouvernement a souhaité qu'il y ait "beaucoup plus de policiers sur le terrain" et prôné une "grande sévérité judiciaire et pénale" pour les agresseurs de Champigny. Pour autant, il a aussi dit se "méfier" des "réactions qui passeraient par un élément législatif". M. Philippe faisait référence à un éventuel rétablissement des peines plancher réclamées par des policiers et qui prévoient une peine minimale incompressible pour un certain nombre de crimes et délits.

Un commentaire peu apprécié du syndicat Alliance, qui avait manifesté la veille devant le commissariat de Champigny-sur-Marne pour demander de "vraies" mesures face à une "haine anti-flics" grandissante.

"Le Premier ministre se trompe en balayant d'un revers de main tout dispositif permettant de protéger les policiers de ceux qui les agressent", s'est insurgé le secrétaire général adjoint d'Alliance, Frédéric Lagache.

"Nous ne pouvons accepter ses déclarations qui laissent sous-entendre que les lois actuelles suffisent pour nous protéger", a-t-il poursuivi, demandant des "actes forts" plutôt que des "déclarations d'intention".

"Un délinquant qui agresse un policier dès lors que les faits sont établis doit aller en prison. (...) C'est la seule possibilité pour inverser ce sentiment d'impunité", a-t-il aussi dit.

Sollicitée par l'AFP, le ministère de la Justice a pourtant tenu à rappeler que le nombre de condamnations prononcées pour des violences délictuelles sur personne dépositaire de l'autorité publique "est en augmentation depuis 2006, les peines prononcées sont aujourd'hui plus sévères".

Selon la chancellerie, le taux de réponse pénale est de 95% en cas de violence commise par un majeur contre une personne dépositaire de l'autorité publique, soit 12% de plus que dans les autres cas de violence.

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