Athlétisme: la course pleine de promesses du doyen Diniz sur 50 km marche

Publié le à Londres (AFP)

C'est à l'expérience que Yohann Diniz, le quadragénaire, est devenu champion du monde du 50 km marche, dimanche à Londres, avant d'évoquer... l'avenir et les Jeux de Tokyo.

Lors de ses boucles sur le Mall, l'avenue menant à Buckingham Palace, le Français n'a pas senti le poids des ans, reléguant à 8 minutes le duo japonais Hirooki Arai et Kai Kobayashi.

En 3 h 33 min 12 sec, il a signé la deuxième meilleure performance de tous les temps, à 38 secondes de son propre record du monde établi le 15 août 2014 aux Championnats d'Europe, à Zurich.

Tout à son bonheur de célébrer le succès dans le dernier tour de 2 kilomètres, il est passé près du chèque de 100.000 dollars de la Fédération internationale (IAAF) récompensant un record planétaire établi durant les Mondiaux.

- La joie -

"L'argent, ce n'est pas grave. C'était la joie. Le but, c'est d'être champion du monde. Le record du monde, je l'ai encore largement dans les jambes. Il fallait aussi que j'y aille mollo avec les juges (qui l'ont averti une fois pour marche irrégulière). Il a fallu que je gère techniquement", a estimé Diniz.

"Je voulais rester avec le groupe mais la course a été très lente au début. Personne ne voulait prendre la course à son compte. Je suis parti au 4e kilomètre pour faire un arrêt aux toilettes. Après avoir rejoint le groupe, je suis encore reparti. J'avais décidé de mettre des à-coups pour faire douter mes adversaires, avec des kilomètres entre 4 min 05 et 4 min 25 sec. Au 30e, je savais que j'avais course gagnée."

Pourtant, Diniz était arrivé aux Mondiaux sans référence, ayant abandonné lors du 20 km des championnats nationaux, début mars.

"J'ai travaillé avec le médecin de la Fédération (française d'athlétisme), Jean-Michel Serra. Il m'a préservé. J'ai déjà eu du mal à récupérer de Rio. Puis je me suis cassé des côtes, en mars (fracture de fatigue) et en mai (accident de voiture). Il y avait beaucoup de doutes. Il fallait optimiser, j'ai fait des sorties à vélo, parfois de 180 km, pour travailler le foncier", a encore dit le marcheur à l'ascendance brésilienne et portugaise.

- Barcelone et Zurich -

"Yohann, c'est tout bon ou tout mauvais. Ça passe ou ça casse. Il nous a fait là une Barcelone ou une Zurich", a résumé son agent René Auguin, évoquant les grandes dates de sa carrière.

A Barcelone, en 2010, et à Zurich, en 2014, Diniz, des fourmis dans les jambes, avait aussi salué rapidement la compagnie.

Ce dimanche, le Champenois s'est imposé sur les lieux mêmes où il avait connu il y a cinq ans la désillusion d'une disqualification pour ravitaillement hors zone aux Jeux de Londres.

Il a triomphé aussi pratiquement un an jour pour jour après son chemin de croix des JO-2016 de Rio. Parti encore seul dans la touffeur carioca et largement en tête à mi-course, il avait ensuite souffert de troubles intestinaux sévères. Pris de malaises, Diniz s'était écroulé puis relevé plusieurs fois dans un Golgotha athlétique pour terminer finalement huitième.

"Son moteur, c'est aussi sa passion. Il va s'entraîner tous les jours avec la même envie. Ça lui fait du bien de marcher dans la campagne. Sinon il n'aurait pas surmonté certains échecs", a souligné son épouse Céline, venue l'encourager à Londres avec leurs enfants Antoine (11 ans) et Louise (7 ans).

A 39 ans et 224 jours, Diniz est loin d'être rassasié. Quelques minutes après son premier succès mondial, il évoquait les JO de Tokyo, en 2020, où il aurait près de 43 ans.

"Il faut que je me préserve en vue des prochaines échéances, et notamment les Jeux de Tokyo 2O20", a indiqué le doyen des champions du monde d'athlétisme.

"J'ai déjà trois titres (2006/2010/2014) européen du 50 km. Alors, pourquoi ne pas redescendre sur 20 km à Berlin, en 2018? J'ai encore cette faculté de vitesse", a souligné le Rémois.

Un choix qui lui permettrait de souffler et de durer car le 50 km n'use pas que les semelles.

"J'ai un peu mal aux jambes", a consenti le marcheur après sa démonstration devant le palais de la reine Elizabeth II, doyenne des têtes régnantes à 91 ans.

Mais rien n'est interdit à Diniz, porté par des qualités physiques et mentales exceptionnelles, même pas les Jeux de Tokyo.

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