Catalogne: consultations au parlement sur le choix du président régional

Publié le à Barcelone (AFP)

Le nouveau président du parlement catalan, l'indépendantiste Roger Torrent, a entamé jeudi des entretiens avec tous les partis régionaux en vue de la désignation d'un candidat à la présidence de la Catalogne, avec Carles Puigdemont comme "favori" pour son camp.

Roger Torrent, 38 ans, élu mercredi à la tête de la chambre régionale, devait recevoir à partir de 12H30 (11H30 GMT), les chefs de file de Catalunya en Comun, l'allié de Podemos en Catalogne, et du Parti socialiste.

La tradition veut que le chef du parlement consulte tous les groupes parlementaires avant de désigner un candidat, des entretiens qui devraient servir à confirmer qu'il n'y a qu'un seul aspirant - Carles Puigdemont -, les forces non indépendantistes n'ayant pas présenté d'alternative.

La décision doit être prise avant le 31 janvier, afin de permettre que le débat d'investiture démarre ce jour-là, date limite fixée par la loi.

Les deux principaux groupes indépendantistes - Ensemble pour la Catalogne et la Gauche républicaine de Catalogne - soutiennent la candidature de Carles Puigdemont, destitué par Madrid le 27 octobre avec l'ensemble de son exécutif après la suspension de facto de l'autonomie régionale.

Mais la situation est complexe d'un point de vue logistique et juridique.

Carles Puigdemont, en exil volontaire à Bruxelles où il est parti peu avant son inculpation pour rébellion et sédition, entend être investi à distance, ce que les services juridiques du parlement catalan jugent illégal.

Le chef de file séparatiste, au pouvoir dans la région entre janvier 2016 et octobre 2017, serait placé en détention provisoire s'il rentrait en Espagne, comme son ancien vice-président.

L'opposition et le gouvernement espagnol annoncent qu'ils contesteront toute manoeuvre pour une investiture à distance.

"Nous adopterons toutes les mesures et décisions nécessaires pour que cette investiture ne se produise pas", a déclaré jeudi la vice-présidente Soraya Saenz de Santamaria à la radio Cope.

"Il ne peut pas être président de la Généralité (exécutif catalan) et il le sait", a-t-elle ajouté en soulignant que c'était comme si elle décidait d'être investie et de participer aux débats "depuis les Caraïbes".

Et si Puigdemont tentait de rentrer par surprise pour être investi en personne ? La vice-présidente n'a pas répondu, se bornant à préciser "que le gouvernement est prêt pour faire en sorte qu'il réponde de ses actes devant la justice".

© 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.