Conflit au Yémen: qui combat qui ?

Publié le à Sanaa (AFP)

La guerre au Yémen, où un cessez-le-feu doit entrer en vigueur lundi à minuit avant des pourparlers en Suisse sous l'égide de l'ONU, oppose les forces progouvernementales soutenues par une coalition arabe aux rebelles chiites Houthis.

-- Les Houthis et leurs alliés

- Les combattants d'Ansarullah, dits Houthis, sont en guerre depuis 2004 contre l'Etat. Ils se posaient alors en défenseurs de la cause des chiites, minoritaires. En juillet 2014, ils ont lancé une offensive fulgurante et conquis le 21 septembre la capitale Sanaa avec la complicité d'unités de l'armée restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

Forts de leur succès, ils ont avancé dans l'ouest, l'est et le centre avant de progresser vers le sud où ils ont pris fin mars 2015 Aden, poussant le président Abd Rabbo Mansour Hadi à s'exiler en Arabie saoudite. Ce pays a alors pris la tête d'une coalition arabe qui a aidé les forces antirebelles à reconquérir l'été dernier cinq provinces du sud.

Dirigé par Abdel Malek Badreddine al-Houthi, d'où le nom de Houthis donné à ses combattants, le groupe est soutenu par l'Iran.

Au début, la rébellion voulait défendre le zaïdisme --une branche du chiisme qui se concentre dans le nord du Yémen et réunit environ un tiers de la population-- face au prosélytisme des courants sunnites.

- Le Congrès populaire général (CPG), qui dirigeait le Yémen jusqu'au départ de M. Saleh en février 2012 sous la pression de la rue, reste très influent.

Paradoxalement, M. Saleh s'est allié aux Houthis après les avoir combattus longuement lorsqu'il était au pouvoir.

-- Le président Hadi et ses soutiens

- Impuissantes au début face aux Houthis, les unités de l'armée loyaliste n'ont pu reprendre l'initiative que grâce à l'intervention militaire fin mars, dans l'air puis au sol, de la coalition arabe.

L'Arabie saoudite et les Emirats ont fourni aux partisans de M. Hadi des équipements militaires ultra-modernes et déployé au sol plusieurs milliers d'hommes. Une contre-offensive a alors permis la reconquête de cinq provinces du sud, puis du détroit stratégique de Bab Al-Mandeb. Leur objectif jusqu'ici est de reprendre Sanaa en progressant par le sud et le centre.

- Le Mouvement sudiste, qui milite pour la renaissance du Yémen du sud, pays indépendant avant 1990, est engagé dans le camp antirebelles. Il est traversé par plusieurs courants, dont des indépendantistes purs et durs qui réclament la sécession et des modérés qui veulent une plus grande autonomie.

La plupart des membres de la mouvance sudiste participent à la guerre aux côtés des combattants progouvernementaux et de la coalition arabe, mais des tensions ont été signalées ces derniers mois.

- Le parti islamiste sunnite Al-Islah, l'un des piliers du pouvoir sous l'ex-président Saleh, recrute essentiellement dans les tribus sunnites, fortement armées. Ses alliances étant aléatoires, il a perdu de son influence dans la foulée de la montée en puissance des Houthis, ses rivaux chiites.

-- Les groupes jihadistes

- Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), née de la fusion en 2009 des branches saoudienne et yéménite du réseau, avait profité de l'affaiblissement du pouvoir central en 2011, à la faveur de l'insurrection populaire contre l'ex-président Saleh, pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est.

Dirigée depuis juin 2015 par le Yéménite Qassem al-Rimi, qui a succédé à Nasser al-Wahishi, tué dans une attaque de drone américain, Aqpa axe ses opérations contre les Houthis mais a perdu du terrain, en faveur du groupe Etat islamique (EI).

- L'EI a signé ses premiers attentats au Yémen en attaquant le 20 mars plusieurs mosquées fréquentées par des chiites à Sanaa (142 morts). Il a ensuite élargi ses opérations dans le sud, qui était la chasse gardée d'Aqpa. Il a revendiqué le 6 octobre quatre attaques suicide (15 morts) contre le siège du gouvernement et des sites militaires de la coalition arabe et, le 6 décembre, un attentat qui a tué le gouverneur d'Aden.

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