Formation professionnelle: accord quasi finalisé

Publié le à Paris (AFP)

Les partenaires sociaux ont quasiment finalisé un projet d'accord sur la formation professionnelle dans la nuit de mercredi à jeudi mais attendent de voir comment il va s'articuler avec la réforme de l'assurance chômage.

Syndicats et patronat ont stoppé la discussion aux environs de 04h00 du matin et prévu de se retrouver jeudi à 13H30 au siège du Medef pour "une dernière relecture" avant que ne débute la négociation sur l'assurance chômage.

Ce projet d'accord sera ensuite soumis aux instances de chaque organisation, qui se prononceront dans les semaines qui viennent.

Plusieurs syndicats, comme FO et la CFDT, attendent de voir "l'équilibre global" avec la réforme de l'assurance chômage.

Ces réformes (apprentissage, formation, assurance chômage) constituent en effet une contrepartie aux ordonnances réformant le droit du travail qui donnent plus de souplesse aux entreprises.

L'exécutif, qui reprendra ce qu'il lui convient, a prévu de présenter mi-avril un projet de loi global.

Simplifier un système aux multiples acteurs réputé illisible et fondre le compte personnel de formation (CPF) et le congé individuel de formation (CIF) plutôt destiné aux reconversions: le gouvernement avait livré à l'automne une feuille de route aux syndicats et au patronat.

Interrogé sur le fait de savoir si l'accord correspond à la rénovation profonde du système voulu par le gouvernement, Jean-Michel Pottier, vice-président de la CPME, assure que les partenaires sociaux "répondent à la commande".

Depuis le début, cette négociation a été parasitée par le bras de fer entre les régions et le Medef sur le pilotage de l'apprentissage, un dossier lié. Le gouvernement a depuis dévoilé ce qu'il comptait faire pour dynamiser cette voie, laissant la part belle aux branches professionnelles.

Depuis deux semaines, plusieurs syndicats s'interrogent sur l'articulation entre l'indemnisation des démissionnaires pour "projet professionnel" prévue par la réforme de l'assurance chômage et la question des reconversions discutée dans le cadre de la réforme de la formation.

Ces dernières, qui ne passeront plus par le CIF mais par le CPF ("CPF transition"), ne nécessitent pas de démissionner. Des syndicats craignent que désormais pour entamer une reconversion il faille démissionner.

- 'monter en compétences' -

Les partenaires sociaux se sont mis d'accord sur la part du financement consacrée à la reconversion (0,1%), qui reste en deçà du 0,2% actuel, d'où le fort mécontentement de la CGT qui depuis le début craint que le droit à la reconversion ne soit rogné.

Ils ont également enrichi le CPF en heures: 35 heures par an, au lieu de 24, de quoi "afficher" que les salariés auront l'équivalent en formation d'une semaine de travail par an.

Alors que l'accord avait pendant un temps prévu un abondement identique quel que soit le temps de travail, à temps complet ou à temps partiel, ils sont revenus à un abondement au prorata du temps travaillé.

Sur cette question, le Conseil supérieur de l'Egalité professionnelle avait préconisé cette semaine de donner aux salariés à temps partiel - 30% des femmes actives en 2015 contre 8,1% des hommes - les mêmes droits à la formation.

Syndicats et patronat ont aussi débattu d'un dispositif existant mais largement méconnu: le conseil en évolution professionnelle (CEP), qui permet de conseiller les actifs lors de leurs transitions professionnelles.

Entre la réforme de la formation et le "PIC", plan investissement compétences (15 milliards d'euros sur cinq ans dans le cadre du grand plan d'investissement pour former les décrocheurs et jeunes éloignés du marché de l'emploi), le gouvernement mise sur la formation des salariés mais aussi des chômeurs.

Il s'agit de les faire "monter en compétences" afin de répondre tant aux besoins des entreprises qui ne trouvent pas preneurs qu'à l'évolution des métiers.

"+Les compétences+, tout ça c'est des vieux trucs! C'est les assises du CNPF (ex-Medef) à Deauville dans les années 90!", pestait un négociateur de la CGT la semaine dernière au siège du patronat.

© 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

Betfirst - Livepartners

Ailleurs sur le web

Votre horoscope du jour par Serge Ducas

Bélier

Quelques bonnes relations, privilégiées, vous permettent de gagner un temps considérable.

Taureau

Vous donnez l’impression de mettre votre énergie à fuir toutes formes de relation.

Gémeaux

Vous êtes beaucoup moins disponible pour les autres. Votre attitude est forcément critiquée.

Cancer

Vous avez un projet qui nécessite un investissement, un engagement qui aura des conséquences.

Lion

Prévoyez des tensions dans le cadre de votre entourage. Faites attention à vos déplacements.

Vierge

Sans doute avez-vous un choix à faire, une décision à prendre. Quoi que vous décidiez, la finalité peut être lourde de conséquences.

Balance

Vous réagissez avec intelligence. Vous vous adaptez à une situation sur laquelle vous n’avez aucun contrôle.

Scorpion

Vous risquez un accrochage avec un membre de votre famille dont vous ne partagez pas les idées.

Sagittaire

Vous changez radicalement votre fusil d’épaule. N’y voyez aucune instabilité de votre part.

Capricorne

Vous pouvez être victime d’une arnaque, d’une escroquerie. Il vous est très difficile de récupérer quelque chose.

Verseau

Vos actes sont dictés par vos émotions. Par conséquent, vous n’avez pas une vision objective de la situation.

Poissons

Vous êtes enclin à faire le mauvais choix, à prendre la mauvaise décision ou à vous retrouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Facebook