Les Maldives votent pour une présidentielle controversée

Publié le à Colombo (AFP)

Les électeurs des Maldives votent dimanche pour une présidentielle controversée, dont opposition et observateurs internationaux craignent qu'elle ne soit truquée en faveur de l'homme fort de cet archipel de l'océan Indien, Abdulla Yameen.

À la tête de cette micro-nation d'un millier d'îles coralliennes pour plus de 340.000 habitants, le chef de l'État sortant mène une répression féroce de toute dissidence et semble avoir le champ libre pour obtenir un second mandat de cinq ans.

Le président Yameen et son seul challenger Ibrahim Mohamed Solih, candidat de la coalition de l'opposition, ont chacun voté à Malé, la capitale du pays, peu après le début du scrutin à 08H00 locales (03H00 GMT).

"Il y a beaucoup d'enthousiasme. Les électeurs font la queue pour voter malgré le temps couvert", a décrit Shauna Aminath, militant du Parti démocratique maldivien (PDM, opposition).

De longues files d'attente se sont formées devant les bureaux de vote avant même leur ouverture. À midi, plus 100.000 des 262.000 électeurs avaient déjà voté, avec un taux de participation s'établissant à 42%, selon la Commission électorale.

"Cela montre à quel point cette élection est importante pour les gens. Cela montre que quoi qu'il se passe, les Maldiviens croient toujours à la démocratie", a estimé Afrah Mohamed, une électeur de Malé.

La fréquentation a poussé les autorités à repousser la clôture du vote de 16H00 à 19H00 (14H00 GMT).

Si les Maldives évoquent lunes de miel et plages paradisiaques, la situation politique de ce pays d'une vingtaine d'atolls est autrement moins souriante.

La veille du vote, les forces de l'ordre ont mené un raid dans le quartier général de campagne du PDM à Malé et fouillé les locaux, selon la formation. La police a déclaré avoir agi pour prévenir "des activités illégales". Elle n'a procédé à aucune arrestation.

Les principales figures de l'opposition sont soit derrière les barreaux, soit forcées à l'exil comme l'ex-président Mohamed Nasheed. La société civile est muselée. Protestations et pressions de la communauté internationale n'y ont rien fait.

Figure de proue de la contestation, M. Nasheed - battu par M. Yameen en 2013 dans des circonstances controversées - a dû renoncer à la présidentielle en raison d'une condamnation judiciaire considérée par l'ONU comme ayant des motifs politiques.

En son absence, l'alliance de l'opposition s'est ralliée derrière M. Solih, un homme de 54 ans peu connu des électeurs et ignoré par des médias locaux craignant de s'attirer l'ire du pouvoir.

- 'Résilience' -

Un groupe d'observateurs internationaux, qui s'est vu refuser l'accès au pays, a prévenu samedi que le scrutin ne serait pas "libre et équitable" et a prédit de "sombres événements". La plupart des journalistes étrangers cherchant à couvrir l'élection n'ont pas obtenu de visas. Seuls quelques uns, ces derniers jours seulement, ont réussi à en obtenir.

L'opposition a dénoncé ce blocage de la presse internationale et accusé le pouvoir de chercher à limiter "l'observation indépendante du vote et de probables tentatives du président Yameen de le voler".

La crispation du régime maldivien s'est intensifiée début 2018 avec l'imposition par le président de 45 jours d'état d'urgence, en opposition à une décision de la Cour suprême qui cassait les condamnations judiciaires d'opposants - et a dû revenir sur son jugement. Une "attaque en règle contre la démocratie", selon l'ONU.

Lors d'un meeting de campagne samedi, Abdulla Yameen a dit avoir fait face à "d'énormes obstacles dans la conduite de la nation" et a estimé avoir affronté "les défis avec résilience".

Vendredi, l'ex-président Nasheed a appelé la communauté internationale à rejeter d'emblée le résultat du vote.

"Mathématiquement, il n'est pas possible à Yameen de gagner car tous les partis d'opposition sont unis contre lui", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse au Sri Lanka, où il partage son temps en exil avec le Royaume-Uni. "Les résultats qu'ils annonceront seront différents de ce qu'il y a vraiment dans les urnes."

Les résultats du vote sont attendus lundi à la mi-journée.

© 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

Betfirst - Livepartners

Ailleurs sur le web

Votre horoscope du jour par Serge Ducas

Bélier

L’entente est parfaite pour les couples bien installés tout comme pour ceux récemment formés.

Taureau

Vous n’avez plus trop de souci à vous faire sur le plan financier. Vous parvenez enfin à régler une dette.

Gémeaux

Au travail, vous avez les idées claires, un jugement solide. Votre courage est à la hauteur de vos projets.

Cancer

Soyez diplomate si vous avez un conflit à gérer. Ce n’est pas le moment d’aller vers la confrontation.

Lion

Méfiez-vous du soutien inconditionnel de certaines personnes. Elles ne sont pas toujours désintéressées.

Vierge

Votre vie familiale évolue dans un climat épanouissant et chaleureux. Vous retrouvez enfin la sérénité.

Balance

Au travail, vous avez intérêt à rester sur vos gardes pendant quelques jours afin de déjouer les pièges.

Scorpion

C’est le moment de vous consacrer à vos problèmes financiers. Affrontez les difficultés sans attendre.

Sagittaire

Vous avez l’impression de ne pas pouvoir faire face à vos responsabilités familiales, notamment vis-à-vis de vos enfants.

Capricorne

Célibataire, ne vous laissez pas entraîner dans des aventures qui vous procurent plus de désagréments que de satisfactions.

Verseau

Votre travail évolue dans le bon sens. N’hésitez pas à développer vos activités, à vous investir davantage.

Poissons

Beaucoup de choix et de décisions reposent sur vos épaules, car vous êtes très sollicité par votre entourage familial.

Facebook