"Pas de mobilisation croissante" des routiers contre l'écotaxe (Cuvillier à l'AFP)

Publié le à PARIS, 30 nov 2013 (AFP)

Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a estimé samedi que la deuxième journée de blocage organisée samedi par les chauffeurs routiers contre l'écotaxe "ne connaît pas de mobilisation croissante", dans une déclaration à l'AFP.

"On est sur les mêmes chiffres qu'il y a deux semaines" le 16 novembre, date de la journée d'action précédente, a estimé le ministre.

L'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), qui avait appelé à la journée d'action pour exiger la suppression de l'écotaxe et non pas son simple report, a recensé 4.500 camions mobilisés, et indique qu'entre 2.000 et 3.000 poids lourds avaient également participé aux actions à l'appel d'un collectif indépendant.

De son côté, le ministère de l'Intérieur a recensé samedi un total de 2.200 camions répartis sur 47 sites d'actions.

Le 16 novembre, les actions avaient mobilisé 2.100 poids lourds selon le ministère de l'Intérieur, 4.000 selon la fédération, autour de 19 sites de manifestation recensés.

Rappelant que le secteur routier français est fort de quelque 460.000 camions, M. Cuvillier a estimé samedi que "manifester aujourd'hui signifie que l'on souhaiterait interdire le Parlement de se saisir d'une question", a-t-il ajouté, en allusion à la création mi-novembre d'une mission d'information sur l'écotaxe confiée à l'Assemblée nationale.

Selon lui, "le coeur du problème n'est pas l'écotaxe, la question est celle de l'état du pavillon français du transport routier et celle de la concurrence déloyale. Jeudi 5 décembre, je défendrai cette question au conseil des ministres européens, et je souhaite réunir dans les prochaines semaines à Paris une conférence avec mes homologues européens sur ces questions d'harmonisation", a-t-il indiqué.

"Je veux protéger le transporteur par le système de répercussion de l'écotaxe, donner les moyens légaux pour qu'il y ait bien cette répercussion de l'écotaxe sur celui qui commande le transport et non pas sur le transporteur qui est déjà dans une situation fragile", a déclaré M. Cuvillier.

"Je ne laisserai pas mourir le pavillon routier français sans agir, ce secteur est sinistré par l'inaction du gouvernement précédent, je suis le défenseur des routiers", a ajouté Frédéric Cuvillier.

Il a déclaré être "en dialogue constant avec les représentants de la profession, et nous avons ouvert fin octobre une table-ronde sur l'avenir du transport routier de marchandises".

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