Protestations en Arménie: l'opposition appelle à poursuivre la mobilisation

Publié le à Erevan (AFP)

L'opposition appelait lundi à poursuivre la mobilisation à Erevan, la capitale de l'Arménie, où plusieurs milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre le maintien au pouvoir de l'ex-président Serge Sarkissian, probable futur Premier ministre.

Au pouvoir de 2008 à mars 2018, Serge Sarkissian devrait être nommé Premier ministre mardi, à l'issue d'un vote du Parlement majoritairement acquis à sa cause. Un moyen pour l'ancien président, qui avait fait modifier la constitution en 2015 pour transformer l'Arménie en république parlementaire alors qu'il ne pouvait briguer un troisième mandat consécutif, de retrouver la tête de l'Etat.

Ces man?uvres, redoutées de longue date par l'opposition, provoquent d'importantes manifestations depuis vendredi à Erevan. Lundi, plusieurs milliers de personnes ont encore défilé et plusieurs dizaines ont été blessées dans des affrontements avec la police quand ils ont voulu se rendre au Parlement arménien et bloquer les rues à l'appel du leader de l'opposition, Nikol Pachinian.

"J'appelle tous les habitants d'Erevan et des villes d'Arménie à aller dans la rue demain, à bloquer les grands axes, à commencer une grève. Nous ne devons pas autoriser cette sinistre session parlementaire", a déclaré celui-ci lors d'un meeting à Erevan, qualifiant les évènements de lundi de "tournant pour le pays".

M. Pachinian fait partie des 46 personnes, dont des policiers, qui ont été légèrement blessées, sollicitant une assistance médicale pour des blessures occasionnées par les barbelés et des fragments de grenades assourdissantes, selon une journaliste de l'AFP.

"Nous sommes des personnes pacifiques. Notre objectif est d'empêcher --sans violence ou recours à la force-- Serge Sarkissian de diriger le pays pour la troisième fois consécutive", avait-il assuré dans la journée, alors que les manifestants scandaient à ses côtés "l'Arménie sans Serge!", "Serge est un menteur!".

Le Parti républicain au pouvoir a pour sa part officiellement présenté lundi au Parlement la candidature de Serge Sarkissian, 63 ans, au poste de Premier ministre.

- 'Le peuple a fait son choix' -

Le vote, à l'issue duquel M. Sarkissian devrait être sans surprise élu à ce poste clé dans cette ex-république soviétique du Caucase, est attendu mardi.

"Le peuple a fait son choix lors des élections législatives en votant pour le Parti républicain. Et c'est le droit du parti qui a la majorité d'élire le Premier ministre", a déclaré à l'AFP le porte-parole de ce parti, également vice-président du Parlement, Edouard Charmazanov.

Les protestations secouent depuis vendredi Erevan, où plus de 4.000 personnes sont descendues dans la rue pour dénoncer l'intention de l'ancien président arménien de rester au pouvoir en tant que chef du gouvernement.

"Quelque chose de sans précédent se produit en Arménie: la même personne veut diriger le pays pour la troisième fois consécutive", avait déclaré pendant le week-end M. Pachinian.

Le nouveau président arménien, Armen Sarkissian, sans lien de parenté avec son prédécesseur, a pour sa part prêté serment la semaine dernière, après avoir été élu par le Parlement début mars.

Ses fonctions sont devenues largement protocolaires depuis la réforme constitutionnelle de 2015 qui a transformé l'Arménie en république parlementaire, où le pouvoir exécutif réel est entre les mains du Premier ministre.

L'opposition affirme que cette réforme avait pour unique but de maintenir au pouvoir Serge Sarkissian, un ancien officier de l'armée qui occupait le poste de président depuis 2008 après avoir déjà été Premier ministre en 2007-2008.

La victoire de M. Sarkissian à la présidentielle de 2008 avait provoqué des affrontements à Erevan entre policiers et partisans du candidat malheureux de l'opposition, qui avaient fait 10 morts.

Les derniers rassemblements d'ampleur en Arménie remontent à juillet 2016, quand des opposants appelant au départ des autorités avaient retenu des otages pendant deux semaines dans un commissariat d'Erevan. Les partisans des preneurs d'otages avaient alors manifesté en masse et de violents affrontements avaient eu lieu avec la police.

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