Journée mondiale des réfugiés - Unicef sonde les enfants exilés en Belgique

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

A l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, Unicef Belgique publie ce mardi un rapport intermédiaire sur l'opinion des enfants exilés dans notre pays. Etude "qualitative davantage que quantitative", la brochure "Les enfants en exil prennent la parole" reflète les témoignages de jeunes sur leur vie dans leur pays d'origine et leur parcours jusqu'ici. Dès mercredi, un spot présentant plusieurs de ces témoignages sera diffusé dans les salles de cinéma.D'après les entretiens menés par Unicef Belgique, aucun des enfants interrogés n'était parfaitement au courant des risques encourus et de la violence sur la route de l'exil. Qu'ils aient migré seuls ou non, tous estiment que la route est le stade le plus dangereux de la migration, surtout lors du passage de frontières. Vols, violence physique, viols, travail forcé, détention arbitraire ou séparations des familles reviennent régulièrement dans leurs témoignages. Les enfants partis seuls, proies faciles pour les passeurs et les trafiquants, sont évidemment les plus vulnérables, pointe l'agence des Nations Unies consacrée aux droits des enfants dans le monde. "En Turquie, j'ai dû travailler pendant 5 ans. Je suis maintenant en sécurité ici mais mes sœurs sont toujours bloquées en Turquie. Ma sœur de 15 ans doit travailler pour 200 euros par mois. Ma petite sœur de 8 ans ne va pas à l'école", raconte ainsi un garçon de 18 ans originaire de Syrie. Les raisons qui ont poussé ces jeunes à fuir leur pays sont "bien sûr et avant tout la guerre". Mais c'est aussi la violence domestique ou communautaire, le risque d'enrôlement forcé dans des groupes armés, la corruption, les inégalités, le manque d'accès à l'éducation et aux soins ou la crise alimentaire, voire la famine, relève Unicef Belgique. La publication fait partie du projet "What do you think?", initiative de participation des enfants lancée en 1999. En 2016, l'organisation a interrogé une centaine de jeunes exilés issus de 32 pays, avant d'organiser en novembre dernier un vaste débat avec une trentaine de jeunes. Unicef Belgique consulte actuellement ces jeunes sur leur accueil et leur vie en Belgique avant de diffuser son rapport final, qui contiendra des recommandations. (Belga)
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