Les problèmes de croissance entraînent des conséquences physiques et psychologiques !
BRUXELLES En France, l’association des personnes de petite taille (APPT) estime que “le nanisme concerne environ 8.000 personnes en France”.
En Belgique, il n’y a pas d’estimation. Encore moins de chiffres précis concernant les personnes dites “de petite taille”.
Selon un ancien membre de l’Association belge des personnes de petite taille (ABPPT), “lorsque nous nous occupions de l’association, les estimations étaient de l’ordre d’un cas sur 10.000”.
Ainsi, si l’on suit les estimations, il y aurait près d’un millier de nains dans notre pays.
Le nanisme se présente sous plusieurs formes et peut se séparer en deux types : le nanisme dit “disproportionné” et le nanisme “proportionné”. La forme de nanisme la plus fréquente est l’achondroplasie (les membres sont courts tandis que la tête et le thorax ont une taille normale).
Le nanisme, sous certaines formes, peut “être diagnostiqué à lors d’une échographie, en prénatal”, nous explique-t-on au cabinet de Jean-Marc Delizée, secrétaire d’État aux affaires sociales, chargé des Personnes handicapées. “Les parents sont informés, évidemment. Le nanisme n’est pas une cause d’interruption volontaire de grossesse.” De manière générale, les hommes de moins de 1 m 45 et les femmes de moins de 1 m 40 sont considérées comme nains. En Belgique, le nanisme est considéré comme un handicap.
Être petit est souvent un problème que la société actuelle prend rarement en compte : objets en hauteurs surtout dans les supermarchés, grandes chaises, marches parfois trop hautes…
Au niveau psychologique, les personnes de petite taille, comme toute personne souffrant d’un défaut physique visible, souffrent souvent de moqueries et de préjugés. Leur intégration peut être également plus difficile qu’une personne de plus d’1 mètre 50, surtout au niveau de l’emploi.
Au niveau physique, les personnes de petite taille doivent étroitement surveiller leur poids. En effet, elles sont plus sujettes à l’obésité. De plus, elles souffrent généralement de problèmes de dos, qui impliquent souvent de devoir se faire suivre par un kinésithérapeute.
Enfin, il existe des traitements chirurgicaux, chez les enfants surtout, qui peuvent aider à prolonger les membres. Chez nous, le service orthopédique des cliniques universitaires Saint-Luc, entre autres, pratique ce genre d’opération. À noter, enfin, que ce type d’opération est très lourd tant physiquement que psychologiquement. À mûrement réfléchir, donc !
L.CC
Il y aurait près d’un millier de nains dans notre pays.