Essentielle Auto n°18

Des Belges font le buzz  au Salon de l’Automobile de Genève !
Entre électricité, excentricité et sportivité, la quatre-vingt-huitième édition du Salon de l’Auto de Genève a tenu toutes ses promesses malgré l’absence de cinq marques : Cadillac, Chevrolet, DS, Infiniti et Opel sous le prétexte qu’elles n’avaient rien de nouveau à montrer. C’est quatre de moins qu’à Francfort en septembre 2017 et autant qu’à Paris en octobre 2016, mais les organisateurs du salon suisse ont été moins pris au dépourvu, implémentant certains stands différemment et accueillant quelques nouveaux venus plus excentriques les uns que les autres, à l’exception de Polestar, la nouvelle marque sportive créée par Volvo pour s’incruster dans ce marché de niche avec des modèles hybrides et électriques fabriqués en Chine en série limitée.
On pouvait ainsi découvrir son tout premier rejeton, un coupé 2+2 hybride rechargeable dont le moteur thermique turbo à 4 cylindres de 2 litres et les deux moteurs électriques fournissent une puissance combinée de 600 chevaux et un couple de 1.000 Nm. Il sera livrable en 2019 et vous avez jusqu’à demain soir pour aller l’admirer là-bas…
À propos de Volvo, dès le lundi 5 mars en milieu d’après-midi, la nouvelle XC40 était aisément élue « Voiture européenne de l’Année 2018 » par les soixante jurés provenant de vingt-trois pays, avec 325 points, devançant la Seat Ibiza (240) et la BWM Série 5 (226). Cette victoire de la Volvo XC40, un SUV moyen qui succède au petit SUV Peugeot 2008, confirme le succès sans cesse croissant de cette catégorie, mais est également un quadruple événement. C’est la première victoire de la marque suédoise depuis la création de ce trophée, en 1964. C’est aussi la première fois depuis quarante ans qu’une voiture « Premium » est récompensée. C’est encore la première fois qu’un constructeur chinois reçoit indirectement ce prix, Volvo appartenant depuis 2010 à la société chinoise Geely qui a déjà investi plus de onze milliards d’euros dans Volvo Car Group. Enfin, c’est aussi la Belgique et plus particulièrement l’usine Volvo de Gand et ses travailleurs qui sont ainsi mis à l’honneur puisqu’ils sont les seuls à fabriquer ce modèle.
Les Belges faisaient d’ailleurs le « buzz » dans d’autres allées du Palexpo de Genève. Audi exposait enfin, sous une tenue de camouflage très soigneusement élaborée, le prototype de l’e-tron, son premier modèle 100 % électrique, un break fabriqué dans la région bruxelloise, plus précisément à Forest. C’est là aussi que sera produit la version de production du concept car de l’Audi e-tron Sportback dans un peu plus d’un an. Et pour faire mousser cette présentation et enrager certains concurrents, quelques prototypes de l’Audi e-tron arborant le camouflage « électrique » ont parcouru des routes publiques pendant deux jours, passant et repassant devant les sites les plus remarquables de la métropole suisse.
Enfin, le styliste quadragénaire d’origine belge, Louis de Fabribeckers, a créé un nouveau coupé pour la société Touring Superleggera dont il dirige le bureau de design, le Touring Sciàdipersia développé sur une base de Maserati. C’est par ailleurs une manière très élégante de célébrer le soixantième anniversaire de la réalisation d’une Maserati 5000GT plus particulièrement destinée, en 1958, à Mohammad Reza Pahlavi, chah d’Iran de septembre 1941 à janvier 1979, lorsqu’il fut contraint à l’exil après la révolution iranienne.
Bref, la Belgique fait recette…