Di Rupo: "Nous avons la possibilité de forger la Belgique du 21e siècle"
(30/08/2010)
Le préformateur a appelé lundi les 7 partenaires en négociation à trouver un compromis équilibré, faute de quoi le chaos politique menacera la Belgique
Préformateur: le CD&V veut des garanties sur la stabilité financièrep>
Que veulent les partenaires sociaux ?
La der des der pour Elio Di Rupo
Louis Michel : "Pas le sentiment qu'il y ait eu des concessions du côté flamand"
Le Politic Twist, le blog décalé
Le Roi refuse la démission de Di Rupo qui continue sa mission
BRUXELLES
Pour Elio Di Rupo, un accord est à portée de main si tous les partis autour de la table sont raisonnables. Il a appelé les 7 partenaires en négociation à trouver un compromis équilibré faute de quoi, a-t-il dit, l'aventure et le chaos politique menaceront la Belgique.
Dans une longue intervention, lue d'abord en néerlandais puis en français, Elio Di Rupo a rappelé que selon les accords déjà engrangés, des compétences sont susceptibles d'être transférées aux entités fédérées pour un montant de 15 milliards d'euros. "Dans ces conditions, il est clair que le centre de gravité peut se déplacer - de manière déterminante - de l'Etat fédéral vers les entités fédérées".
Outre ces compétences transférables, tous les partis autour de la table ont accepté d'ouvrir le débat sur un nouveau mode de financement entre Etat fédéral, Régions et Communautés, a-t-il ajouté.Les sept partis se sont engagés à désigner une personnalité de haut niveau pour y travailler. Ensemble, ces personnalités ont pour mission d'élaborer de nouveaux modèles de financement après des études sérieuses sur les conséquences possibles des modèles envisagés.M. Di Rupo a plaidé pour que les 7 personnalités se mettent au travail le plus vite possible et qu'elles proposent de nouveaux modèles de financement. Ces modèles devront ensuite être simulés en toute objectivité par le Bureau du Plan. Ainsi, pour chaque modèle financier proposé, tout le monde pourrait mesurer les conséquences concrètes pour les citoyens. Et à la lumière de ces conséquences, une décision politique pourrait intervenir.
Car, pour le préformateur, l'objectif ne peut être l'appauvrissement d'une partie de la population. Si tel devait être l'intention de certains, les travaux ne pourront qu'échouer, a dit M. Di Rupo.Le préformateur a encore souligné qu'outre les transferts de compétences et la réforme de la loi de financement, une proposition équilibrée est sur la table pour enfin sortir des difficultés du dossier BHV, avec à la clé le refinancement de Bruxelles-Capitale.Pour BHV, il est important d'avoir un équilibre entre le respect du principe de territorialité et le respect du principe des droits des gens.En ce qui concerne le refinancement de la Région de Bruxelles-Capitale, il est indispensable d'assurer la viabilité de la Région bruxelloise et de garantir la qualité de vie de l'ensemble des Bruxellois, tant francophones que néerlandophones, a dit le préformateur.
A ce propos, il a rappelé que tant dans la note Octopus de 2008 que dans les dernières revendications dans le cadre du fédéralisme de coopération (avril 2010), les représentants bruxellois du CD&V, de l'Open Vld, du sp.a et de Groen! ont souligné l'importance d'un refinancement de la Région et ont marqué leur accord sur le montant.Elio Di Rupo a ensuite rappelé que la N-VA souhaite recevoir des garanties sur la mise en œuvre de la réforme de la loi de financement et que le CD&V considère qu'il est nécessaire d'approfondir la question de la révision de la loi de financement et la façon dont le prochain gouvernement trouvera 25 milliards d'euros."Il est vrai qu'il est urgent de se préoccuper de l'assainissement des finances publiques. Mais jusqu'ici certains étaient d'avis que la première urgence était de parler des réformes institutionnelles et de BHV. C'est pourquoi nous discutons depuis deux mois et demi des questions institutionnelles", a-t-il rappelé.
Pour lui, la proposition qu'il a formulée samedi sur BHV et Bruxelles résolvait complètement ce problème qui empoisonne la vie des Belges depuis tant d'années."Nous devons rétablir la confiance entre les négociateurs. Nous devons être clairs entre nous. Si le mot confiance signifie que l'on doit accepter unilatéralement ce que certains veulent, je crains alors que l'on rentre dans le champ de l'impossible. Si la confiance signifie un compromis équilibré, alors nous restons dans le champ du possible", a-t-il encore dit, insistant sur le fait que ni la N-VA ni le PS, "seuls ou ensemble", ne pourront imposer unilatéralement leurs points de vue aux autres partis."Nous avons cette chance d'avoir autour de la table des partis qui représentent une large majorité des 2/3. Un futur accord offrirait automatiquement la garantie de pouvoir ensemble redessiner positivement la Belgique. Je suis convaincu que la réforme qui est envisagée peut être bénéfique pour toute la population, les Wallons, les Bruxellois, les Germanophones et les Flamands. Nous avons la possibilité de construire la Belgique du 21ème siècle", a-t-il martelé, espérant un sursaut de responsabilité." Si tel n'était pas le cas, les partis qui refuseraient un compromis équilibré conduiraient le pays vers l'aventure, voire le chaos politique. Je ne crois pas que c'est le mandat que leur ont donné leurs électeurs. J'espère que la raison finira par l'emporter", a-t-il encore dit.
Quant à l'assainissement des finances publiques, Elio Di Dupo a parlé d'"obligation morale" si on ne veut pas laisser le pays, ses Régions et ses Communautés tomber aux mains des spéculateurs."Les défis socio-économiques que nous devons relever sont gigantesques. La relance de notre économie, le soutien de l'emploi, la sauvegarde de notre modèle social n'attendent pas. Il y a urgence", a-t-il encore lancé ajoutant qu'il rencontrera les partenaires sociaux lundi après-midi.
"Un accord est à portée de main si tous les partis autour de la table sont raisonnables", a-t-il conclu.
Sur le même sujet:
- La der des der pour Elio Di Rupo
- Louis Michel : "Pas le sentiment qu'il y ait eu des concessions du côté flamand"
- Kris Peeters: "Seuls des accords clairs peuvent restaurer la confiance"
- De Wever : oui à un compromis
Autres Informations
Les autres titres
- Un ministre israélien ne serre pas la main de Laurette Onkelinx
- La "Charte pour la Flandre" en phase finale
- Dalaï-Lama à Huy : la lettre suspecte postée en Autriche
- La qualité des eaux de baignade pas optimale en Belgique
- Open VLD: Vanhengel veut la démission de De Croo
- Des élus PS craignent une influence négative d'Elio Di Rupo
- Maingain menace et veut imposer sa charte !
- Accident de Godinne: la ligne 154 n’était pas une priorité
- Donfut sera-t-il choisi?
- Réforme de l'Etat: la Chambre et le Sénat entameront les débats en juin
Les plus consultés depuis une semaine
- Sarkozy vers une retraite dorée et polémique
- A 12 ans, Victoria défie les plus grandes banques
- “Tu sais comment j’ai envie de les brûler vivantes”
- Il confond sa nièce avec sa compagne, et la viole
- Vacances de cauchemar : un mort et une facture de 59.560 €
- Ils mettent leur enfant dans une machine à laver
- La première dame de France doucement se dévoile...
- Disparition à Gerpinnes: la mère de la fillette privée de liberté
- Une exhibitionniste fait son shopping en tenue d'Eve
- Le chauffeur d'Emir Kir arrêté
Publicités
Liens publicitaires
Ces annonces sont générées automatiquement au regard du contenu de la page.
Nous ne pourrions être tenus responsables ni garantir la qualité de ces associations.
Contact: dhnet@saipm.com
Sites partenaires
Actuellement au cinéma
Men in Black 3
Dans Men in Black 3, Agent J et Agent K sont de retour... dans le temps. Agent J a été témoin de choses inexplicables durant ses 15 ans de carrière, mais rien - pas même...
The Dictator
L’histoire héroïque d’un dictateur qui va jusqu’à risquer sa vie pour s’assurer que son cher pays oppressé ne deviendra jamais une démocratie...
Avengers
Lorsque la sécurité et l’équilibre de la planète sont menacés par un ennemi d’un genre nouveau, Nick Fury, le directeur du SHIELD, l’agence internationale...
Dark Shadows
En l'an 1752, Joshua et Naomi Collins, et leur jeune fils Barnabas, quittent Liverpool, Angleterre et prennent la mer en direction de l'Amérique pour commencer une nouvelle vie. Mais même...