S'inscrire

  • Partager sur Twitter.
  • Partager sur Facebook.

Los Alfaques, 25 ans après

(12/07/2003)


Tragique bilan de la catastrophe: 241 morts, dont 36 Belges

SANS CARLOS DE LA RAPITA 11 juillet 1978. 14 h 29. Une chaleur torride accable le camping de Los Alfaques, situé dans la bourgade de San Carlos de la Rapita, à mi-chemin entre Barcelone et Alicante. La plupart des six ou sept cents touristes - espagnols, allemands, français, hollandais, belges... - se prélassent sous leur tente, dans leur caravane, sirotent un pousse-café, jouent au ballon avec les enfants, déambulent au bord de l'eau.14 h 30. Un camion Pegaso, immatriculé M-7034-C, appartenant à la société de transports Cisternas Reunidas, tangue sur la route nationale qui relie San Carlos et Alicante. Sa citerne regorge de 43 mètres cubes de propylène liquide, hautement inflammable.14 h 31. Le drame. Le poids lourd, pour une raison inconnue, quitte soudainement la route, dévale la pente, et fonce droit vers le camping. Une étincelle. L'explosion. Une véritable boule de feu va anéantir les tentes, les caravanes, les voitures... et les malheureux qui se trouvent sur son chemin. En une fraction de seconde, la température a atteint les 2.000 degrés. Bilan: 241 tués - parmi lesquels 36 Belges -, et des centaines de blessés.14 h 35. Les cris, la confusion et la panique qui ont suivi l'embrasement cèdent la place au silence. Un silence de mort. Les témoins raconteront que des victimes, atrocement brûlées, déambulaient comme des zombies, sans émettre un cri. Comme ce Belge, sorti d'un mur de flammes avant de s'effondrer et que ses frères ne reconnaîtront qu'à des détails de sa dentition. Des corps carbonisés, les membres recroquevillés, gisent dans un paysage de désolation. Des hommes, des femmes, des enfants.

Les miraculés partent à la recherche de leurs proches, viennent en aide aux blessés, pleurent la tragédie. Les secours s'organisent. Les hôpitaux se mobilisent. Il faut prévenir les familles, en Espagne et à l'étranger. Pour les rassurer. Ou leur annoncer l'effroyable. Les interrogations surgissent. Il y a la fatalité. Mais surtout l'absence de réglementation en matière de transport de produits dangereux. Les autorités retiendront cette leçon apocalyptique.

Un an plus tard, Los Alfaques avait rouvert ses portes. Des rescapés y sont retournés, pour saluer les disparus, pour exorciser leurs peurs, leurs cauchemars. Sur la porte d'un bungalow sont gravées 241 étoiles. Deux mots les accompagnent: In Memoriam. En leur mémoire.

J. M.

© La Dernière Heure 2003

Autres Informations

Publicités

Liens publicitaires

Ces annonces sont générées automatiquement au regard du contenu de la page.
Nous ne pourrions être tenus responsables ni garantir la qualité de ces associations.
Contact: dhnet@saipm.com

Sites partenaires

Actuellement au cinéma

Star Wars - Episode 1: La Menace Fantôme 3DConsulter la fiche de "Star Wars - Episode 1: La Menace Fantôme 3D" sur Cinebel

La première trilogie de La guerre des étoiles racontait l'histoire de Luke Skywalker, un garçon de ferme qui devint un héros dans la lutte contre un empire malveillant et devait...

Cheval de guerreConsulter la fiche de "Cheval de guerre" sur Cinebel

Une histoire d'amitié entre Albert un jeune garçon et son cheval Joey. Vendu à la cavalerie britannique dans les premières heures de la Première Guerre mondiale, Joey est...

The Devil InsideConsulter la fiche de "The Devil Inside" sur Cinebel

Un soir de 1989, la police reçoit un appel d'une certaine Maria Rossi qui reconnaît avoir sauvagement assassiné trois personnes. Vingt ans plus tard, sa fille, Isabella cherche...

Jack et JulieConsulter la fiche de "Jack et Julie" sur Cinebel

Jack, un père de famille bien tranquille, voit sa vie bouleversée lorsque sa sœur jumelle débarque chez lui pour Thanksgiving avec l’intention de passer quelques temps...