Viva la (PS) VITA ?
(22/02/2012)
Sony sort aujourd’hui une nouvelle console portable, qui enterre la PSP : la Playstation Vita (dès 249 €). Décorticage
BRUXELLES Le lancement d’une nouvelle console, fût-elle portable, est toujours un petit événement en soi. Il l’est d’autant plus pour Sony, financièrement au bord de l’asphyxie. C’est donc avec une pression toute particulière sur son double joystick que la PS Vita s’empare du marché mondial, dès aujourd’hui, après une sortie au Japon plus que très mitigée. Elle succède à la PSP (Playstation Portable), sortie en 2005 en Europe et écoulée à 73 millions d’exemplaires dans le monde.
Elle a pour mission de faire de l’ombre à la dynastie Nintendo DS (DSi, DSiXL, 3DS), qui représente 165 millions de consoles achetées sur le globe.
Véritable petite bombe technologique ciblée, avant tout, “pour les joueurs” , dixit Laurence Anckaert, Brand Manager chez Sony Entertainment Benelux, nous avons décortiqué la console, point par point.
Aspect général
Dans sa présentation, la PS Vita s’inscrit clairement dans la lignée de la PSP. Mêmes boutons identitaires à l’univers PlayStation (triangle, rond, carré, croix, double gâchette supérieure…), même noir laqué. Toutefois, elle fait grimper le nombre de joysticks analogiques à deux, ce qui est très bien vu, et voue la bonne vieille croix directionnelle au chômage vidéoludique. Bien finie et résistante, la Vita, même si ce n’est pas le principal, est un beau produit.
Tactile
C’est l’aspect technique le plus bluffant de la Vita : son écran. Il s’agit d’une dalle tactile OLED (donc, superluminosité) multitouch de 5 pouces, pourvue d’une résolution de 960x544 pixels. C’est la première Playstation Portable qui passe au tactile. Et par deux fois : la surface arrière de la console, elle aussi, se pilote au doigt ! Ce qui permet de faire grimper une corde à votre personnage ou déterminer la trajectoire d’une grenade sans polluer l’écran principal, par exemple…
Sociale et multimédia
Connectée, en Wi-Fi ou en 3G (selon le modèle), la Vita se veut très sociale. Déjà, dès le démarrage de la console, avec une interface revue et corrigée. Exit le froidissime XMB de la PS3 et de la PSP, le LiveArena s’invite, avec ses bulles mignonnes et ses écrans à faire défiler. On note les applications Trophées , Amis , Party – pour chatter avec d’autres gamers, par écrit ou oralement – et Near – qui permet de savoir qui joue autour de vous, pour peu qu’ils aient activé la géolocalisation – ainsi que le téléchargement de certaines applications, dont notamment Facebook. Les apps Musique , ainsi que Vidéos , permettent d’accéder aux fichiers multimédias que vous aurez stockés sur la carte mémoire Sony (grrrrr , pas de SD) à insérer dans la bestiole. Le Playstation Network, rebaptisé Sony Entertainment Network, permettra, lui, de télécharger DLC, démos et jeux (moins chers que dans le marché physique, où ils seront vendus entre 40 et 50 € tout de même). Le navigateur intégré est correct, sans plus, sans compter qu’il fait fi du Flash, comme les appareils mobiles d’Apple. Gros bémol incompréhensible : les jeux PSP ne sont pas rétrocompatibles avec la Vita…
Technique
La Vita est un petit monstre de technologie. Pourvue d’un processeur quad-core cadencé à 2 Ghz, de 512 Mo de RAM et d’un écran magistral, les graphismes et la fluidité qu’elle affiche lorgent plus du côté de la Playstation 3 que de la PS2. Le gyroscope intégré permet aussi une nouvelle approche de jeu. On est clairement ici face à une console de jeu, pas à un smartphone un peu doué dans le jeu vidéo.
Prix et positionnement
Le point le plus casse-gueule de la Vita. Elle s’échangera, dans sa version Wi-Fi only (sans 3G) à 249 €. Sans jeu. Soit le prix d’une Xbox 360 250 Go… Le modèle 3G, lui, qui permet donc le surf en toute mobilité, vaut 299 €. Avec une carte Proximus offerte, préchargée de 200 Mo de data. C’est cher pour une portable. Nintendo, qui avait perché le prix initial de sa 3DS aussi haut, avait été contraint de le réduire drastiquement (à 149 €) l’été dernier, faute de ventes très faibles. La Vita sera-t-elle contrainte d’en faire autant ? Les perspectives du marché de la console portable, grignoté de toutes parts par les smartphones, laissent en tout cas penser qu’il peut être judicieux d’attendre avant de hurler Viva la Vita.
Alexis Carantonis
© La Dernière Heure 2012
Autres Informations
Les autres titres
- Smartphones: 0 / Bêtes GSM: 1
- Internet Explorer détrôné ?
- Google joue au plus malin
- Ils font l’appli et le beau temps
- Un marathon informatique pour célébrer Facebook
- Facebook, pour le meilleur et parfois le pire
- La guerre des nuages
- Facebook lance les statuts payants
- Facebook et Google, morts dans 5 ans
- Des dizaines de milliers de mots de passe Twitter publiés en ligne
Les plus consultés depuis une semaine
- Sarkozy vers une retraite dorée et polémique
- Il confond sa nièce avec sa compagne, et la viole
- Vacances de cauchemar : un mort et une facture de 59.560 €
- Ils mettent leur enfant dans une machine à laver
- Mme Crouch ou Mme Rooney ?
- Virée à cause de son opulente poitrine
- Disparition à Gerpinnes: la mère de la fillette privée de liberté
- Un ministre israélien ne serre pas la main de Laurette Onkelinx
- A 12 ans, Victoria défie les plus grandes banques
- Une exhibitionniste fait son shopping en tenue d'Eve
Publicités
Liens publicitaires
Ces annonces sont générées automatiquement au regard du contenu de la page.
Nous ne pourrions être tenus responsables ni garantir la qualité de ces associations.
Contact: dhnet@saipm.com
Sites partenaires
Actuellement au cinéma
Men in Black 3
Dans Men in Black 3, Agent J et Agent K sont de retour... dans le temps. Agent J a été témoin de choses inexplicables durant ses 15 ans de carrière, mais rien - pas même...
The Dictator
L’histoire héroïque d’un dictateur qui va jusqu’à risquer sa vie pour s’assurer que son cher pays oppressé ne deviendra jamais une démocratie...
Avengers
Lorsque la sécurité et l’équilibre de la planète sont menacés par un ennemi d’un genre nouveau, Nick Fury, le directeur du SHIELD, l’agence internationale...
Dark Shadows
En l'an 1752, Joshua et Naomi Collins, et leur jeune fils Barnabas, quittent Liverpool, Angleterre et prennent la mer en direction de l'Amérique pour commencer une nouvelle vie. Mais même...