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Le Belge pimente ses ébats

(09/10/2010)

Durant tout l’été, nous avons sondé vos esprits en matière de sexe et il s’avère que les Belges sont plutôt imaginatifs


BRUXELLES Le fait d’utiliser un objet pour stimuler le plaisir remonte sans doute à l’origine de l’homme. Les premières traces de sextoys remontent d’ailleurs à la préhistoire, en Grèce et en Asie mineure. Le premier sextoy s’appelait l’olisbo. Les marins et les guerriers l’offraient à leur femme avant leur départ pour combler leur absence mais également pour éviter d’éventuelles infidélités. Au début des années 1900, avec l’apparition de la pornographie, les sextoys acquièrent une image ambiguë : d’une part, ils sont le symbole de la perversité et des maisons closes et d’autre part ils sont l’objet de la libération de la femme. Chaque foyer ou presque en possède un et il devient le 5e objet domestique le plus courant.

Aujourd’hui, les sextoys ne se limitent plus aux vibromasseurs. Les gammes s’étoffent tous les jours un peu plus. Formes, couleurs, effets,… les industriels se creusent les méninges pour notre plus grand plaisir. Vendu dans les supermarchés, le sextoy ne se cache plus dans le tiroir de la table de nuit. On l’affiche, on en parle, on en rit. Deux tiers des personnes ayant répondu à notre enquête sont d’ailleurs pour la vente de sextoys dans les supermarchés à condition cependant qu’ils ne soient pas accessibles aux enfants.

Trois quarts des répondants ont déjà joué avec un accessoire à caractère sexuel. Les autres, s’ils ne l’ont pas encore fait, aimeraient tenter d’expérience. L’œuf vibrant est également un sextoy qui attise la curiosité de beaucoup d’entre vous tout comme les boules de geisha. D’autres évoquent encore l’envie de tester le concombre, une bouche suceuse ou encore un vagin artificiel.

Presque la moitié d’entre vous utilisent fréquemment des huiles de massages et plus de la moitié a déjà acheté des objets coquins dans un loveshop, des magasins qui ne vous choquent plus. Vous aimez qu’on vous masse dans l’ordre le dos, les fesses et le sexe.

Par contre, les soirées Upperware (durant lesquelles on vous présente des sextoys) ne semblent pas tellement attirer nos répondants (majoritairement des hommes).

Presque 90 % des personnes ayant répondu à l’enquête ont déjà regardé un film pornographique. Il faut dire que depuis la diffusion du premier film porno, A free Ride, en 1915 aux Etats-Unis, l’industrie du film à caractère sexuel vous propose une offre de plus en plus importante et variée. Pour nos répondants, le film porno est synonyme d’excitation, de plaisirs ou encore d’échauffement.

Si vous êtes donc en général pour les objets coquins et trouvez qu’ils permettent de pimenter votre vie sexuelle, vous n’êtes par contre pas prêts à y allouer un budget important : pas plus de 100€/an.

Et si vous êtes prêts à essayer quasi toutes sortes d’accessoires, il en est un qui ne vous excite pas du tout : la poupée gonflable.

C.Bo.

© La Dernière Heure 2010

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