Beauté & Mode

La mannequin a été taclée à cause de la dernière couverture controversée de Vogue Italia.


Le teint (très) hâlé, les traits modifiés, les cheveux couleur noir de jais…Gigi Hadid est méconnaissable sur la dernière couv’ du Vogue italien shootée par Steven Klein. 

Gigi a dans un premier temps partagé le résultat sur son compte Instagram. Mais la mannequin de 23 ans a vite été accusée de "blackface" sur les réseaux sociaux. Un tollé qui l’a encouragée à supprimer sa publication et à rectifier le tir.

Une industrie plus "représentative" de la diversité

« Le bronzage et l'utilisation de Photoshop sont des choses que Steven Klein fait depuis de nombreuses années, et je crois que c'était le but de ce shooting (me montrer d'une manière créative différente). Mais, même si je comprends les intentions de Vogue Italia, cela n'a pas été réalisé correctement, et les inquiétudes sont normales », a expliqué la mannequin dans un message sur Twitter. « Sachez que les choses auraient été différentes si mon contrôle sur la situation avait été autre », dit-elle, comme impuissante. Gigi Hadid espère toutefois que cette situation servira d’exemple à une industrie de la mode qui se doit, selon elle, d’être plus « représentative » de la diversité.

Le "blackface", une caricature jugée raciste

Pour rappel, le terme "blackface" désigne le fait qu’un Blanc se grime en Noir, accentuant des caractéristiques traditionnellement associées à cette couleur de peau. Le "blackface" est une pratique vieille de plusieurs siècles qui a été forgée durant les périodes esclavagistes, ségrégationnistes et coloniales aux États-Unis et en Europe. Il est d’ailleurs interdit aux États-Unis depuis les années 1960.