Beauté & Mode Alors qu'une enseigne comme American Apparel continue de choquer, une styliste souhaite inverser la tendance en lançant sa marque de lingerie féministe.

Une fois de plus, la marque très controversée American Apparel choque. L'enseigne a reçu un énième avertissement de la part de l'Autorité des Standards dans la Publicité (ASA). Ce qui pose problème ? L'apparence juvénile d'une jeune fille posant de dos avec une expression sexualisante et vêtue d'un body string imprimé de bouches. Et c'est sans compter les nouvelles affiches sur lesquelles les tétons des mannequins sont effacés pour contourner la censure. A côté de ces campagnes limites, le monde de la lingerie expose régulièrement des mannequins dans des postures explicites. C'est ce que dénonce la Britannique Hayat Rachi, créatrice de Neon Lune.

© American Apparel



"En prenant le temps de soutenir la campagne de Neon Lune vous faites une déclaration au monde que vous voulez changer, et votre voix sera entendue!", peut-on lire le site de financement participatif Kickstarter.com. L'objectif de la créatrice : mettre en valeur le véritable corps de la femme à travers une gamme de sous-vêtements féministes ultra confortables.

Ici, Hayat prône "la confiance en soi et la non-objectivation des femmes face à leur corps". Pour elle, la lingerie féminine est un droit et non un privilège. Elle joue sur le côté anticonformiste et tente de "créer des sous-vêtements qui émancipent dans toutes les phases de la féminité". C'est ainsi qu'elle espère transformer l'industrie de la lingerie et faire correspondre sa marque aux personnes "de toutes les tailles, ethnies et types de corps, y compris celles qui ne s'épilent pas les poils pubiens, des jambes et des aisselles".

© Neon Moon

Pour sa collection « Mon Dieu », Hayat Rachi s'est servie de tissus en bambou réputé pour s'adapter à la morphologie du corps. Exit les baleines, le push-up et le rembourrage ! Les soutiens-gorge et culottes sont colorés, confortables, et portent des noms comme « coucou », « Bof », et « non ! ». Aussi, les modèles des publicités ressemblent à la majorité des femmes et ne sont pas retouchées. "Je voulais montrer à quoi ressemble une vraie femme", explique-t-elle. La créatrice espère pouvoir développer ses modèles et enfin élargir la gamme à d'autres tailles que le S, M et L.

© Neon Moon

© Neon Moon