Beauté & Mode

Une enquête et une vidéo accablantes menées par l'association militant pour le bien-être animal L214 décrivent les conditions d'élevage des lapins Orylag, utilisés pour leur fourrure dans des vêtements de luxe.


C'est aujourd'hui, mardi 19 décembre que L214, une association de défense des droits des animaux a décidé de rendre publique son enquête concernant l'élevage de lapins Orylag, des animaux hautement prisés pour leur fourrure dense et douce par l'industrie du luxe.

L'extrait vidéo qui dure 9 minutes résume une enquête accablante menée dans un élevage de lapins en batterie situés en Nouvelle-Aquitaine, souligne Le Monde qui a pu consulter en avant-première l'enquête de L214. les lapins y sont élevés dans des cages toutes petites sans aucun accès à la lumière du jour, ils souffrent de blessures, de maladies génétiques, sont bourrés de médicaments, sont nourris pas du tout naturellement. Les élevages sont immmenses (100 lapins y sont tués à l'heure) et les chiffres de la mortalité y sont déments (30 à 35% des lapins meurent en cage).

Ces lapins sont une variété mise au point par sélection génétique par l'institut public français Inra (Institut national de la recherche agronomique) pour parvenir à une fourrure de haute qualité. Qui plaît aux marques de luxe utilisant encore de la vraie fourrure...

C'est pourquoi L214 a interpellé ces marques et a lancé une pétition : "Nous demandons à Dior, Fendi et Dolce & Gabbana d'assumer leur part de responsabilité et de renoncer à l'utilisation de la fourrure des animaux." Car "derrière l'image du luxe se cachent des élevages industriels dans lesquels les lapins ne peuvent pas exprimer leurs comportements naturels ni connaître l'herbe ou les rayons de soleil. Cela va à l'encontre du discours de la filière, qui présente cette race comme éthique", dénonce Sébastien Arsac, le porte-parole de l'association.


Après avoir dévoilé les conditions de maltraitance de ces lapins, l'association a porté plainte contre les élevages et contre l'Inra. Interrogé, l'Institut estime que "les conditions montrées par ces images ne respectent pas le bien-être animal, mais elles ne nous paraissent pas représentatives de ce qui se passe chez nous".

Cette enquête devrait faire du bruit tant l'utilisation de fourrures animales est dans le collimateur des associations animales depuis des années, à tel point que Gucci ou encore Armani ont décidé de ne plus avoir recours à la fourrure dans les prochaines collections.

La vidéo de L214 peut contenir des images choquantes