Beauté & Mode

Il s'agit en fait d'une volonté de dénoncer le cyber-harcèlement avec des phrases qu'ont pu lire à leur compte 5 personnalités... Mais faute d'explications, la marque chouchou d'Instagram est descendue en flammes.


Revolve, c'est un des it-eshops qui cartonne sur Instagram notamment. Des personnalités très populaires sur ce réseau comme Emily Ratajkowski ou les sœurs Kardashian y apparaissent régulièrement, portant les marques vendues sur cette plate-forme en ligne. Revolve touche potentiellement des millions de fashionistas et s'en porte plutôt bien.

Jusqu'à ce faux-pas : il y a quelques jours, la marque propose à l'achat une série de 5 sweat-shirts créés par la fondatrice du label LPA, Pia Arrobio, en collaboration avec cinq personnalités : l’actrice Lena Dunham, les mannequins Emily Ratajkowski, Cara Delevingne, Suki Waterhouse et Paloma Elsesser. L'un d'eux affiche un retentissant : "Être grosse ce n’est pas beau, c’est une excuse". Une phrase écrite entre guillemets qui devait être accompagnée d'une autre mention, écrite en plus petit : "D’après ce qui a été dit à Paloma Elsesser". Paloma étant une mannequin grande taille.

Le but de ces impressions étant de dénoncer les "commentaires les plus abusifs" que les artistes et mannequins ont pu lire à leur propos sur internet. Les autres collaborations ont ainsi conduit à des phrases comme "épouvantable résultat du féminisme moderne" (Lena Dunham) ou encore "trop maigre pour être baisée" (Cara Delevingne).

Une cause honorable mais qui a souffert d'une non-maîtrise dans la communication : les followers prenant ces phrases au... premier degré. Ainsi Tess Hollyday qui a fait la cover de Cosmopolitan il y a peu a dénoncé cette campagne en expliquant que cette marque était une "épave" et que Revolve "est suivi par des très jeunes femmes et cela perpétue l’idée toxique que notre valeur est liée à notre poids."


Revolve a depuis retiré les sweat de la vente et posté un long message d'excuse, expliquant en substance que ces collabs voulaient dénoncer la banalisation du cyber-harcèlement et de créer une communauté saine pour les personnes qui avaient envie de partager ce qu’elles avaient subi ». La marque a ajouté que 20% des bénéfices de la vente de ces sweats devaient être reversés à l’association « Girls Now », qui se bat pour les droits des femmes. Et que l'erreur de com' venait d'une mise en ligne bien trop prématurée sur les réseaux sociaux.


Reste une opération ratée qui pourrait coûter cher à la plate-forme. Selon la féministe Florence Given reprise par le site La Parisienne, c'est en plus "une tentative problématique de répondre au harcèlement car, selon moi, cela donne juste de l’importance à ces propos en les rendant publics et en les vendant 162 £".