Beauté & Mode Destiné à redonner galbe et rondeur et à rehausser une poitrine tombante ou vidée, le lifting des seins est l’opération la plus efficace pour retrouver leurs courbes.

"La demande de corriger des seins tombants augmente chaque année", observe le Dr Olivier Claude. Une question d’harmonie globale. "Aujourd’hui, les femmes restent jeunes plus longtemps, elles s’entretiennent et souhaitent une silhouette en cohérence avec leur visage. Or, la ptôse mammaire peut représenter une véritable source de complexes", ajoute-t-il. Une altération de l’image de soi d’autant plus mal vécue qu’elle touche l’élément le plus symbolique de la féminité. "La poitrine est au centre de l’identité féminine, car elle symbolise la maternité, la sensualité et la sexualité. Quand elle s’affaisse, la femme perd un peu de cette identité", dit le chirurgien. En la remodelant, le galbe remonte, tout comme l’estime de soi.

Lorsque les seins s’affaissent

Grossesse, allaitement, poitrine trop grosse, perte de poids, la motivation est de retrouver sa poitrine "d’avant". "Plus que de lifting, qui consiste à remodeler des seins tombants en retirant l’excédent de peau pour les retendre, il faut parler de traitements de la ptôse mammaire", souligne le Dr Éric Auclair. "Car l’affaissement des seins recouvre deux cas de figure selon qu’ils sont lourds et tombants, ou affaissés et vidés de leur substance. On parle alors d’hypertrophie mammaire ou de ptôse." Le premier cas concerne les femmes à la poitrine volumineuse chez qui la peau n’a pas résisté, au fil des années, à ce surpoids. Souvent associé à une réduction de volume, l’acte chirurgical vise à l’embellir en la remontant. À l’inverse, le second cas de ptôse est lié à une perte du volume des seins après un régime, une grossesse ou des changements hormonaux. Affaissée, aplatie, vidée, la poitrine a besoin d’être remplie et rajeunie.

S’ils tombent à cause de leur poids

Le chirurgien pratique une réduction mammaire consistant à remonter, alléger et remodeler le sein pour le galber. "On enlève l’excès de peau et de glande et on rehausse l’aréole", décrit Éric Auclair. "En général, il est inutile d’ajouter du volume." L’acte chirurgical vise à redraper la peau en redonnant au sein une jolie forme. "Dans certains cas, toutefois, l’injection de graisse permet d’embellir un décolleté qui manque de galbe sur la partie supérieure ou de corriger une asymétrie", précise Olivier Claude.

S’ils tombent et ont perdu du volume

"Quand le sein vidé de sa glande devient triste et plat, il faut le remplir et le remonter avec de petites prothèses", rapporte le Dr Auclair. "J’utilise des implants ronds microtexturés en gel de silicone pour éviter tout risque de retournement. L’idéal est de les associer à des injections de graisse afin de masquer les prothèses tout en liftant la peau par l’effet de tension ainsi créé." Certains chirurgiens, à l’instar d’Olivier Claude, préfèrent les prothèses anatomiques en silicone recouvertes de polyuréthane : "Ce matériau évite la rotation de l’implant et diminue le risque de coque. La prothèse offre, elle, un résultat plus naturel avec un sein en forme de poire. J’y associe un lipofilling pour diminuer l’écart entre les seins, embellir le décolleté ou gommer une malformation. De plus, prélever la graisse sur les hanches, la culotte cheval ou le ventre, améliore un peu ces zones." Le bémol ? Des suites opératoires plus longues et plus lourdes. Si l’injection de graisse est indolore, la lipoaspiration génère des œdèmes et des bleus pendant deux semaines, et les zones de prélèvement restent un peu douloureuses dans les trois jours qui suivent.