Beauté & Mode La Montoise qui délivre ses conseils via les capsules vidéo LufyMakes YouUp est devenue l’égérie de Colorista.

Depuis mi-décembre, il n’est pas impossible qu’en parcourant les rayons des magasins Di ou Kruidvat vous tombiez sur le visage de la Youtubeuse belge Lufy. En effet, la Montoise qui délivre ses conseils beauté et bien-être sur LufyMakes YouUp (mais également sur Instagram et Facebook) et relève des challenges au côté de son compagnon Enzo sur Lufy et Enzo a été choisie pour devenir une des égéries de Colorista, la première gamme de coloration L’Oréal Paris 100 % inspirée des looks des influenceuses Instagram et Pinterest. "C’est un projet que L’Oréal a débuté début 2016. L’idée était de demander à des influenceuses du monde en entier de devenir égérie de Colorista. C’est une nouvelle marque qui va représenter le digital et toutes les tendances qui s’y créent. Elle propose des colorations pour cheveux naturels ou pas qui n’étaient pas lancées par des grandes marques jusqu’ici mais par des marques de niche plus difficiles à trouver sur le marché", explique Lufy dont le visage figurera sur les boîtes L’Oréal du monde entier à partir de janvier 2017.

Avez-vous pu choisir la couleur de votre coloration que vous vouliez représenter ?

"Non, on m’a attribué la couleur Marsala car ils cherchaient une brune pour cette couleur en particulier."

Devenir l’égérie d’un produit L’Oréal, c’est un grand pas en avant pour vous…

"Oui, c’est clair. C’est ce qui me permet de vraiment sortir du digital et d’étendre ma notoriété. C’est le genre de campagne qui nous fait évoluer en dehors de la toile. Et, ça nous fait du bien car on est souvent un peu cantonné à ça."

Est-ce plus difficile pour une influenceuse belge de se faire un nom en dehors de la toile et des frontières ?

"Le fait d’être belge nous sert et nous dessert à la fois. La Belgique aime soutenir ses talents mais il n’est déjà pas facile de se faire connaître dans son propre pays. Au début, j’avais énormément de mal à avoir une crédibilité au milieu des médias belges. De plus, les grands projets comme celui-ci ne sont jamais menés en Belgique car les budgets sont plus serrés. Heureusement que je bosse énormément avec la France."

Quand avez-vous compris que vous vouliez devenir une influenceuse du web ?

"J’ai commencé il y a quatre ans quand j’ai posté la photo d’un make-up sur Facebook. Mes amis Facebook m’ont demandé de reproduire le make-up en question sur YouTube. Au début, j’étais un peu sceptique. Je n’étais pas prête à m’afficher comme ça au grand jour via une vidéo. J’ai donc créé un groupe Facebook privé avec quelques copines où je postais régulièrement des vidéos de make up. Après les amis se sont ajoutés. Puis, les amis des amis. Ça a eu un effet boule de neige. Ça m’a plu et j’ai souhaité continuer. Quand j’ai vu que ça n’était plus un passe-temps et que ça prenait la plupart de mon temps, j’ai compris que ça devenait mon métier…"

Est-ce votre activité principale ?

"Oui, c’est mon métier à temps plein. Je collabore d’ailleurs avec mon compagnon Enzo depuis plus d’un an. On a les deux plus grosses chaînes lifestyle et divertissement de Belgique, LufyMakes YouUp et Lufy et Enzo . Moi, je m’occupe des tournages et des montages des vidéos de la chaîne lifestyle et lui, de son côté, s’occupe des tournages et des montages des vidéos de la chaîne divertissement."

Vous postez régulièrement des photos et des vidéos de vous sur les réseaux sociaux. Est-ce qu’il y a des moments où vous avez envie d’appuyer sur pause ?

"Je suis tellement habituée à poster des vidéos et des photos que je ne me rends plus compte que c’est une sorte de travail. Ça devient intuitif. C’est vrai que j’aime déconnecter parfois en m’octroyant une semaine de vacances. Il y a aussi des jours où je suis moins active sur les réseaux comme le dimanche, par exemple. Mais bon, après quelques jours, j’avoue que ça me manque !" (rires)

Voyez-vous votre avenir en dehors du digital ?

"Oui, pourquoi pas. L’expérience que j’ai sur YouTube avec mes vidéos pourrait me permettre d’évoluer en télévision, par exemple. Ça me plairait beaucoup. De plus, j’ai déjà présenté des capsules sur des télévisions locales donc pourquoi pas ! Mais je ne trouve pas l’avenir sur les réseaux sociaux incertain. De plus en plus de gens s’intéressent à ce qu’il se passe sur la toile. Il y a une communauté qui va vieillir avec nous et surtout, la nouvelle génération a plus tendance à se diriger vers le net et moins vers la télé."