Beauté & Mode
Une YouTubeuse poste une vidéo dans laquelle elle explique son métier, en toute transparence.

Le terme "influenceur" vous dit-il quelque chose? Peut-être blogueur ou YouTubeur vous parle-t-il plus? Ces jeunes (et moins jeunes) internautes sont très actifs sur les réseaux sociaux comme Instagram, Snapchat et surtout, YouTube.

Lily Pebbles, Britannique de 30 ans, poste, de manière hebdomadaire, des vidéos sur la plateforme de vidéos en ligne. Avec ses 400.000 abonnées sur Instagram et 470.000 sur YouTube, elle touche une audience très importante grâce à ses publications. Plus récemment, la YouTubeuse, qui préfère le terme "créatice de contenu", a décidé d'être transparente et de dévoiler le processus de collaboration avec les marques (comme Nespresso, L'Oréal, HelloFresh, etc.) et les moyens de rémunération.

Ce métier, encore très anonyme pour le grand public, a ses règles, ses habitudes et ses obligations. Comme tout autre métier. Dans une vidéo longue de 40 minutes, Lily Pebbles détaille, par exemple, la procédure lorsqu'une collaboration entre une marque et un "influenceur" se fait. De manière générale, les marques font appel à ces spécialistes des réseaux sociaux afin de leur proposer de faire la promotion d'un de leurs produits. "Je teste forcément le produit et si celui-ci me plaît, je discute ensuite avec la marque pour comprendre ce qu'ils attendent de cette collaboration et j'évalue ensuite si cela me correspond et si cela convient à mon audience", explique Lily Pebbles.

S'en suit alors des discussions, des marches à suivre et des contrats. Une collaboration peut se décliner à l'infini puisqu'elle peut prendre la forme d'une photo publiée sur Instagram, une vidéo sur YouTube, un concours sur Twitter, une présence à un événement. Pour ces prestations, les influenceurs sont ensuite rémunérés. "En général, le montant est fixé à l'avance et ne dépend absolument pas du nombre de clics ou de 'likes' sur les photos et les vidéos", détaille la YouTubeuse. Ce sur quoi elle est intransigeante, c'est la transparence : "J'indique toujours, à l'aide d'un pictogramme 'AD' ou d'un élément visible qu'il s'agit d'une collaboration rémunérée afin de ne pas leurrer mes abonnés"

© YouTube Lily Pebbles
 Le salaire des "influenceurs" ne consiste pas seulement en prestations rémunérées par les marques, bien que ces collaborations soient leur gagne-pain principal. Lily Pebbles, ses consœurs et confrères touchent aussi des sommes grâce aux publicités lancées avant, pendant et après les vidéos sur YouTube et grâce aux liens indiqués en-dessous de leurs vidéos qui mènent vers des sites d'achat en ligne, par exemple. En revanche, pour les voyages de presse, qui sont monnaie courante dans le milieu des "influenceurs" ainsi que celui des journalistes, aucune rémunération n'est de mise. "Le voyage est payé à 100%, mais nous ne touchons pas de somme supplémentaire", explique-t-elle.

Dans sa vidéo, Lily Pebbles répond aux nombreuses questions des internautes, notamment au sujet de son impartialité. "Cela m'est déjà arrivé de refuser des collaborations très rémunératrices car ce que la marque me proposait ne me plaisait pas. J'ai même déjà exprimé ma déception pour un produit."

Si l'on s'y intéresse d'un peu plus près, on constate que des "influenceurs" sont des publicités 2.0. Ils ne sont pas très différents des pages publicitaires dans les magazines et des spots à la télévision. L'objectif est de vous faire connaître un produit et vous donner envie de l'acheter. Sauf que ces spécialistes des réseaux sociaux engagent, en général, leur intégrité et leur honnêteté.