Beauté & Mode Au cœur d’une des boules de l’Atomium, la première élection de Miss&Mister Tattoo s’est déroulée ce samedi soir.

"Ce concours est venu d’une réflexion lorsque je travaillais pour Miss Belgique, explique Raphael Warny, devenu l’organisateur de Miss&Mister Tattoo 2017. En voyant que pas mal de filles se présentaient au concours Miss Belgique avec des tatouages -mais ne pouvaient pas y participer vu que cela est interdit par le Comité-, pourquoi ne pas lancer notre concours à nous ?"

Si par bien des aspects, il ressemble au concours de Miss Belgique (défilé en tenue de soirée, bikini, jury, vote sms, etc.), "il n’existe pas forcément pour concurrencer Miss Belgique. Il faut juste arrêter les préjugés. Si on ne va pas accepter une personne de 150 kilos, on ne va pas la recaler pour deux kilos en trop non plus. On est juste plus ouvert que chez Miss Belgique côté âge et poids car c’est le tattoo qui prime. Même si cette élection ne va pas durer 60 ans, faut juste vivre avec son temps !"

Et en effet, parmi la trentaine de finalistes à Miss&Mister Tattoo, tous affichent leur tatouage sans complexe - parfois de la tête aux pieds ! - vu qu’il n’est plus tabou et est même devenu de l’art à part entière en gravant de véritables histoires dans la peau.

L’heureuse élue de cette 1re édition de Miss Belgium Tattoo 2017 (qui participera donc à la finale européenne, à Paris, en mai prochain) se nomme Charlotte Tierarche. "Mes papillons représentent mes frères et sœurs, on est 5 au total, raconte cette jeune namuroise. Quant aux roses, elles représentent mes parents, qui sont séparés. Bref, toute ma famille est présente sur mon corps." Côté masculin, c’est Fabrizio Tzinaridis qui décroche la couronne. "Mes tatouages représentent la mythologie grecque, explique celui qui est originaire du Limbourg. Trois sorcières avec un œil au centre mais j’ai aussi Zeus, Poséidon, Hercule, Phénix ou encore Léonidas sur les bras. Car un vrai grec, ça jalouse seulement les morts !"

Au-delà de l’esthétique du tattoo (cacher une calvitie) ou de susciter des vocations (20 heures de formation pour devenir tatoueur pro), cette élection - en présence de Miss Maroc et du créateur haute couture Frédéric Luca Landi - prouve une nouvelle fois l’importance du tatouage dans nos mœurs d’aujourd’hui. Ce n’est pas anodin si de nombreuses émissions télé (comme le Tattoo show de Yann Barthès ou le Tattoo shop présenté par Christophe Dechavanne l’été prochain sur TF1) abordent le sujet. Ou quand des Miss et Mister ont leur destin dans la peau.

© BAUWERAERTS DIDIER
 
© BAUWERAERTS DIDIER
 
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En savoir plus

Les coulisses du show et du phénomène grandissant du tatouage en Belgique est à suivre dans le magazine Reporters de Michael Miraglia ce vendredi, à 19 h 45, sur RTL-TVI.