Food Petit aperçu gourmand de ce que la Belgique fait de plus enthousiasmant : offrir en partage le meilleur de son patrimoine "food".


La Belgique, terre de bonnes choses, de bons vivants, de savoir-faire, de brassage et d'artisanat. Ça, on le savait mais voici 12 petites histoires, anecdotes et faits que vous ne saviez pas sur des entreprises 100 % belges et fières de l'être ou des produits qui font partie de notre patrimoine. Entre traiteur, denrées alimentaires, chocolat, art de la table, boissons, ils sont nombreux, fournisseurs de la cour ou non, à proposer leur excellence à bien d'autres qu'à la famille royale. Et c'est tant mieux !


1. La saison des moules bat son plein et les Belges sont heureux

Les zones de production de la moule de Zélande sont situées à 60 % dans la mer des Wadden et à 40 % dans l'Escaut oriental. Les moules ont besoin d’environ deux ans pour arriver à maturité. Dès qu'elles sont prêtes à la consommation, les 88 mytiliculteurs apportent leurs échantillons à la criée aux moules de la ville zélandaise de Yerseke. Les moules se débarrassent ensuite de leur sable dans les parcelles de dégorgement (« entrepôts humides ») situées dans l'Escaut oriental, puis prennent le chemin de l'une des entreprises mytilicoles zélandaises, où elles sont traitées et conditionnées.

Les Belges représentent à eux seuls 65 % de la demande totale !


2. Un chocolatier pour 2000 personnes à Bruxelles !

Pour la journée mondiale du chocolat qui tombe un 7 juillet, un journaliste du New York Times prit la peine d'aller de boutiques de pralines en artisans chocolatiers et en usines de production. Il s'en trouva épuisé et abasourdi : «Depuis que le chocolatier bruxellois Jean Neuhaus a inventé la praline il y a 100 ans, la ville de Bruxelles a été à l'avant-garde de l'industrie du chocolat. Il y a un million de résidents et environ 500 chocolatiers, soit presque un chocolatier pour 2 000 personnes. Le Belge moyen consomme presque 7 kilos de chocolat chaque année, l'un des taux les plus élevés au monde !" Oui, on parle de nous et pas comme des mangeurs de grenouilles, #fierté !


3. La guerre des eaux : Bru et Spa. Au fait, pourquoi la Bru s'appelle Bru ? Il y a plusieurs versions. Mais la plus vraisemblable est que Bru vient du mot "bruisser", nous dit-on chez Spa. Ce qui fait référence au bruit que l'eau de Bru avec ses petites bulles produit quand elle sort de la source, le pouhon comme on dit là-bas.

Au 16e siècle, c'est l'eau de Bru qui est bien plus reconnue que l'eau de Spa. En fait, les moines de Stavelot-Malmedy qui la puisaient depuis toujours pour leur propre consommation décidèrent de la commercialiser. Carton plein : l'eau part en Belgique, aux Pays-Bas, en France et cela les rend riches... Cela donna alors des idées à l'abbaye de Spa qui commercialisa à son tour l'eau de Spa.


4. Six femmes étoilées (pour l'instant) Et c'est tout dans un pays qui compte des dizaines de une étoile, vingt double étoilés et deux triple-étoilés étoilés de Belgique. Allez les filles !


5. Qui a inventé les croquettes de crevettes ? Ce n'est pas Monsieur Croquette, ni madame Crevettes, non, les croquettes aux crevettes sont nées il y a 100 ans environ, dans les tranchées de l'Yser durant la Grande Guerre pour nourrir les soldats. D'abord les crevettes sont pleines de protéines, ensuite, elles étaient abondantes dans la Mer du Nord. On les mélangea donc dans une sorte de pâte pour mieux les conserver, les crevettes étant bien entendu très périssables.

Mais la croquette connut vraiment son heure de gloire après-guerre dans les fifties, on commença à les servir dans les restaurants de la Côte, au restaurant Saint-James d’Ostende notamment puis au Royal. Elle gagna ensuite de nombreux restaurants « bourgeois » à Bruxelles. A noter que les toutes premières furent servies en 1922, "Chez François", installé place Saint-Catherine.

Aujourd'hui, elle est toujours aussi populaires auprès des Belges comme des touristes. Il a fallu 1 an et demi d'essais à l'équipe du bar-restaurant Chez Richard au Sablon pour sélectionner la croquette servi en « tapas ». Un délice !


6. Connaissez-vous le Label Brusselicious ? Lancé en mars 2016 par Visit.Brussels, il recense les restaurants de la capitale proposant une cuisine belgo-bruxelloise de qualité, mais aussi trois cantines et 12 fritkots. On y trouve Au Vieux-saint-Martin mais aussi Pistolet Original, et Ballekes à côté des « Brigittines »... La gastronomie décomplexée et désampoulée !


7. Ellis Gourmet Burger, ce concept de burgers premium 100 % belge qui fait des petits doit son nom à Ellis Island. C’est sur cette petite île à un jet de pierre de la skyline de Manhattan que le hamburger trouve ses racines. Des Européens qui venaient de faire la grande traversée emmenèrent avec eux l’idée du hamburger. Aux alentours de 1900, Louis Lunch servit pour la première fois un burger entre deux tranches de pains à un client un peu pressé… Et c’est ainsi que le premier hamburger devint aussi le tout premier lunch !


8. Biasetto, gâteaux royaux. La boulangerie-pâtisserie Biasetto ouverte en 1991 par Fabrice Debroux et Nathalie Van Duüren sur la place communale de Strombeek Bever est la seule pâtisserie reconnue fournisseur de la Cour.


9. C'est la biscuiterie Dandoy qui relança la gaufre de Bruxelles tombée en désuétude. S’il est en Belgique un nom associé à la fabrication artisanale de spéculoos et de bien d’autres biscuits traditionnels, c’est celui de la Maison Dandoy. Logée au coeur de Bruxelles entre la Grand-Place et la Bourse, au n° 31 de la bien nommée rue au Beurre, cette biscuiterie familiale fondée en 1829 perpétue depuis bientôt deux siècles un savoir-faire maison bien jalousé ! Mais saviez-vous qu'au-delà des biscuits, c'est Dandoy qui a relancé la gaufre de Bruxelles en 1984. Elle qui avait quasiment disparu de la capitale...

Le tour de force de Dandoy : avoir réussi le tournant de la modernité en développant des packagings dans l'air du temps, des boutiques qui offrent une belle expéricence, des biscuits au goût varié tout en s'appuyant sur une tradition de plus de 185 ans ! On dit chapeau (et miam).


10. Delacre, une chocolaterie à l'origine. L'entreprise Delacre a été créée par Charles Delacre, un pharmacien de formation. A l'époque, le chocolat est surtout prescrit comme fortifiant et remède mais il plaît aussi comme douceur ! Il lance alors une chocolaterie en 1826. Celle-ci va connaître un succès phénoménal et deviendra une fabrique de biscuits par la suite. Elle obtient le brevet de fournisseur de la Cour en 1879. En 2016, Delacre a fêté ses 125 ans avec une traditionnelle boîte en fer.